FCN - DFCO (1-1) : on rêvait de mieux, mais on s'en sort bien
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L'équipe Première
FCN - DFCO (1-1) : on rêvait de mieux, mais on s'en sort bien
Après la déroute face à Strasbourg le week-end dernier (4-0) et l'éviction dans la foulée de Christian Gourcuff, le FC Nantes a vécu une semaine bizarre. Face à la lanterne rouge, les Jaunes et Verts n'ont pu faire mieux qu'un match nul. Décevant forcément, mais encourageant dans la manière.
Sylvain Girard
13 décembre 2020

Une semaine après la déroute face à Strasbourg, le FC Nantes se devait de réagir. Une telle humiliation, suivie immédiatement du renvoi de Christian Gourcuff nous avait laissé passer une semaine un peu compliquée. L’ambiance avant le match est lourde, comme en témoignent les banderoles déployées dans Nantes toute la semaine et le rassemblement de certains supporters auprès de la Beaujoire avant le match. Il fallait une réaction sur le terrain, au moins pour calmer un peu les tensions.

Pour sa première en tant qu’intérim, Patrick Collot nous a totalement pris à contre-pieds. Le technicien nantais a fait des choix forts en alignant un onze totalement inédit cette saison : un 1-4-3-3. Renaud Emond en pointe suppléé par les flèches Moses Simon et Marcus Coco sur les côtés. Andrei Girotto retrouve sa position initiale à la récupération après avoir effectué tout le début de saison aux côtés de Nicolas Pallois. À la vue de cette feuille de match originale, une chose est sûre, le FCN va essayer de s’appuyer sur Emond pour jouer rapidement en contre.

Des occasions, un but, mais pas deux

Chose promise chose dûe, dès le début de la rencontre, les Canaris laissent le ballon aux Dijonnais, au point de n’avoir que 25% de la possession en première période. Qu’importe, les idées de Collot portent leurs fruits rapidement. Sur un ballon dans le dos de la défense, Moses Simon tente sa chance malgré un retour de Panzo, mais son ballon est détourné par Racciopi (8'). Le match démarre bien et se concrétise rapidement. Encore une fois dans la profondeur, Emond repique dans l’axe et se présente face à Racciopi avant d’être déstabilisé dans la surface. L’arbitre sur match, Antony Gautier n’hésite pas et désigne le point de penalty. Moses Simon prend ses responsabilités et transforme d’un plat du pied droit (1-0 ; 24').

Bien en place malgré la possession dijonnaise, le bloc mis en place par Collot aurait pu rapidement tuer le match. D’abord sur un coup franc dévié de la tête, puis du bras par Panzo, mais ni M. Gautier, ni l’assistance vidéo ne réagissent (31'). Moses Simon et Renaud Emond gâchent eux aussi deux bonnes chances d’alourdir le score. Entre temps, Fabio sauve une balle d’égalisation sur sa ligne après une sortie hasardeuse de Lafont (40'). À la mi-temps, Nantes mène enfin, mais Dijon est toujours dans le match.

Un deuxième acte plus compliqué

Les mots de David Linarès à la pause ont eu l’effet d’un électrochoc sur les joueurs de Dijon. Dix minutes après le retour des vestiaires, N’Dong trouve Konaté dans la profondeur. L’ancien Amiennois se débarrasse assez facilement de Pallois avant d’ajuster Lafont (1-1 ; 54'). Comme dirait l’autre, « tout est à refaire ». Le problème à ce moment du match, c’est que c’est Dijon qui refait tout. Sammaritano est à deux doigts de donner l’avantage à son équipe, mais Lafont veille au grain et repousse son ballon piqué (57'). Quelques minutes plus tard, Moussa Konaté manque d’inscrire un doublé, sauf que, heureusement pour Nantes, l’attaquant manque son contrôle et permet un retour décisif de Fabio (72'). Sonnés, les Nantais n’y arrivent plus et subissent le jeu rapide de Célina et Chouiar, fraîchement entré en jeu.

Racciopi, l’écoeurant

Malgré la pression, Patrick Collot et ses hommes arrivent à sortir la tête de l’eau. Randal Kolo Muani, entré en jeu à la place de Renaud Emond, se montre rapidement en jambe, mais sa frappe passe au-dessus du cadre. Moses Simon, dans un numéro de soliste rentre sur son pied droit et enroule sa frappe. Le ballon prend la direction de la lucarne, mais Anthony Racciopi se détend et repousse la tentative (78'). Sur le corner qui suit, Ludovic Blas, lui aussi entré en jeu, hérite du ballon dans la surface. Sa frappe est contrée et revient dans les pieds de Girotto mais le ballon frôle le poteau.

Le dernier quart d’heure complètement fou ne laisse pas penser qu’il s’agit d’un match entre mal classés. Malgré quelques tentatives de la part des Dijonnais, les Nantais ne lâchent pas. Ludovic Blas, très mobile aujourd’hui, profite d’une déviation de Kolu Muani pour frapper, mais encore une fois son tir n’est pas cadré (88'). Une minute plus tard, Kader Bamba, lancé dans le dos de la défense se présente face au gardien, mais encore une fois Racciopi est dans son meilleur jour et gagne son duel.

A chacun sa mi-temps, Nantes partage les points avec Dijon. Si le match nul est frustrant au vu des occasions créées en première période, la manière et l’envie de jouer se veut (un peu) rassurante, surtout après la déroute de la semaine dernière. Avec la victoire de Lorient, les Canaris n’ont plus que trois longueurs d’avance sur le barragiste. Il va falloir gagner des matchs pour passer les fêtes de fin d’année au chaud.

On a aimé :

  • L’envie de vouloir jouer ensemble et d’aller de l’avant. À l’exemple de Fabio, sauveur sur sa ligne en première période.
  • Le système mis en place par Collot, qui bien qu’aux antipodes de ceux de Gourcuff, semblait convenir aux joueurs offensifs.
  • Les bonnes entrées de Ludovic Blas et Randal Kolo Muani.

On aurait aimé :

  • Ne pas tomber face à Racciopi aujourd’hui. Le gardien dijonnais a été impérial à plusieurs reprises.
  • Un peu plus de concentration au retour des vestiaires, cela aurait pu empêcher le but.
  • Que Girotto retrouve ses marques plus rapidement au milieu. Le Brésilien n’a pas semblé toujours très à l’aise dans le jeu. Il lui faudra sans doute un peu de temps pour être de nouveau à 100% à ce poste.

Crédit photo : Gérald Mounard / La Maison Jaune