Franck Signorino : ça a été hyper douloureux, et ça l’est encore
Franck Signorino : ça a été hyper douloureux, et ça l’est encore
Interview
Franck Signorino : ça a été hyper douloureux, et ça l’est encore
Nantais de 2005 à 2007, Franck Signorino a laissé un bon souvenir au public de la Beaujoire, malgré une période délicate sur le plan sportif. Fort de 262 matchs de Ligue 1 avec Metz, Nantes et Reims, il revient avec nous sur sa carrière, et s'attarde notamment sur son passage dans la cité des ducs...
Elliott Bureau
02 décembre 2020

Franck, vous êtes formé au FC Metz. Alors que le club est en difficulté en championnat, vous effectuez vos débuts en Ligue 1, le 2 février 2002, à Gerland, contre le futur champion de France. Quel souvenir gardez-vous de ce match ?

Honnêtement, pour moi c’était inespéré et extraordinaire, en dépit du score, on perd 4-1 en prenant deux buts en toute fin de match. Trois jours plus tôt je jouais avec la réserve. Je ne m’étais jamais entrainé avec les pros. Le coach m’avait prévenu deux jours avant. Il m’avait demandé comment je réagirais s’il m’emmenait à Lyon. Je savais que je ferais partie du voyage mais je ne m’attendais pas à être aligné tout de suite. Je l’ai su à la causerie, une heure et demie avant le coup d’envoi.

Pour moi ça a été une stupéfaction, je ne m’y attendais vraiment pas. Il m’a mis dans le grand bain et ça m’a lancé car je n’ai pas démérité face à Carrière et Govou. Ça s’est plutôt bien passé puisque le match suivant contre Nantes j’étais de nouveau titulaire. Pour mon premier match à domicile, on gagne et je suis dans l’équipe type de la semaine. Ça a été fulgurant, sur les 14 derniers matchs de la saison, j’ai été 13 fois titulaire, je n’en ai loupé qu’un seul sur suspension.

 

Malheureusement Metz descend en Ligue 2. Vous remontez immédiatement puis vous maintenez à deux reprises. Personnellement, vous réalisez trois belles saisons dans la peau d’un titulaire dans votre club de cœur… 

C’est allé très vite pour moi. Ce qu’il faut savoir c’est qu’à la fin de la saison, le club me fait une proposition mais n’est pas capable de la tenir dans la mesure où l’on est encadré par la DNCG. Mon contrat est refusé à deux reprises auprès de la Ligue. À ce moment-là je suis totalement libre de partir. Le club est dans l’incapacité de me proposer un contrat professionnel. Le président me demande si j’accepte de jouer une saison sous licence amateur afin d’aider le club. J’accepte volontiers parce que c’est le club qui m’a formé, et même si j’avais des propositions ailleurs je choisis de continuer, et d’aider le club à remonter. Je pense que ça a été la bonne décision car on remonte directement et je finis dans l’équipe type de Ligue 2. Collectivement comme individuellement ça se passe bien. Et puis après, en dépit d’une blessure qui me suivra pendant six mois, je fais deux saisons en tant que titulaire en Ligue 1 au FC Metz. Pour moi ça a été un gage de progression tant l’entraineur, Jean Fernandez, m’a fait évoluer.

 

La grande particularité de votre parcours, c’est qu’avant de signer à Nantes, vous avez joué votre dernier match avec Metz à la Beaujoire, le jour du fameux miracle de 2005…

Je tiens à préciser que je n’avais eu aucun contact avec le FC Nantes avant ce match. Je n’avais pas de décision à prendre en fonction de l’avenir du club. Metz n’était pas maintenu. On venait de battre le PSG, mais même avec 44 points, mathématiquement ce n’était pas fait. Nous, on vient à Nantes dans l’objectif de prendre ce dernier point et de nous maintenir sans être dépendant des autres résultats.

 

Quel souvenir gardez-vous de ce match ?

On a vraiment découvert la force du public de la Beaujoire. Un stade comble, avec une ambiance de dingue… on sentait qu’ils y croyaient. Par contre sportivement parlant, je me souviens que le FC Nantes a de la chance de mener, puis de gagner ce match parce que l’on a plusieurs occasions d’ouvrir le score et d’égaliser. Au final en deuxième période on était au courant des résultats sur les autres pelouses. Et du coup c’est vrai qu’on ne pousse pas plus que ça en fin de match, car on est pas galvanisés par l’enjeu. Mais mon souvenir reste surtout cette euphorie exceptionnelle à Nantes. Quand on est rentrés dans le vestiaire, on entendait les joueurs au micro, George Eo qui chante du Johnny Halliday. Le public ne sort pas du stade et fête ça, limite comme un titre de champion.

 

« Nantes est une place forte du football français, tu es forcément sensible à ça »

 

Cette ambiance a-t-elle pesé dans votre décision de signer à Nantes ?

Je vais être honnête, même si je suis sensible à ça, je n’ai jamais signé dans un club par rapport à son public. Même si c’est un plus, j’ai toujours regardé l’intérêt sportif, le palmarès du club, le projet à court terme comme à moyen terme, l’importance que j’allais prendre dans ce projet, et surtout la confiance des personnes qui désiraient ma venue. Mais si le club c’est Monaco et qu’il n’y a pas de public, même si c’est chiant, je m’en accommode totalement. Mon investissement a toujours été le même, que le public soit fourni ou pas, hostile ou pas…

À Nantes, même si je suis arrivé dans une période difficile, j’ai découvert un public qui, quand il avait envie de pousser son équipe, était parmi les meilleurs de France. Peut-être un ton en dessous de celui de Saint-Étienne ou de Lens. Mais j’ai énormément apprécié jouer à la Beaujoire, malgré les deux saisons difficiles que l’on a vécu.

 

Pourquoi avoir signé au FC Nantes ?

Pour un projet. J’ai été touché d’avoir été approché par Budzynski. Il n’était pas encore parti à l’époque. Il m’appelle et me propose de signer au FCN. Ensuite il y a eu Serge Le Dizet qui m’appelle personnellement. Il me dit que c’est lui qui participe à mon recrutement et pas seulement la direction, ce qui est très important. Le FC Nantes voulait repartir avec des ambitions nouvelles. C’était le dernier club sacré champion avant Lyon, ils voulaient mettre des moyens pour retrouver l’Europe, il y avait de l’ambition. Je pouvais y côtoyer des joueurs comme Landreau, Da Rocha, Savinaud, Toulalan… tout cela entre en compte. Nantes est une place forte du football français donc tu es forcément sensible à ça, malgré les deux saisons un peu chaotiques qui s’étaient déroulées avant. Le projet qui m’a été présenté était séduisant, et j’avais envie de sortir de mon cocon messin. J’avais un contact également avec Marseille car Jean Fernandez partait là-bas et voulait m’emmener avec lui. Mais j’ai fait le choix de signer assez tôt à Nantes, au mois de juin alors que j’étais encore en vacances. J’avais une envie vraiment intense de rejoindre ce club.

 

Vous ne jouez pas le premier match. Mais votre première titularisation est assez spéciale…

Derby ! À Rennes. Une appréhension, même si je ne suis pas très sensible à ce genre de choses comme je l’ai dit avant. Encore une fois, je laisse ça pour les supporters, les natifs. Je ne suis pas le type de joueur qui va modifier son investissement par rapport à un derby. Je mettais la même intensité dans tous les matchs. J’avais cette notion d’importance, de suprématie régionale, mais elle n’avait pas d’effet. Par contre, j’avais la pression parce que c’était mon premier match, que j’étais une des recrues, et que j’avais envie de bien faire. J’allais être encore plus jugé au vu de l’importance, aux yeux des autres, de ce match.

Les premières minutes sont un peu compliquées car je prends un gros coup d’épaule d’Utaka, qui était une pointure de la Ligue 1 à cette époque. Mais au fil du match ça s’est très très bien passé. Je pense faire un bon match, on gagne 3-0 là-bas. Et ça me lance dans mon aventure nantaise.

 

« Psychologiquement j’étais au plus bas. Peut-être même dans un état pseudo-dépressif »

 

Après une première saison très moyenne, Nantes sombre complètement en 2006-2007, termine dernier du championnat et descend pour la première fois de son histoire en Ligue 2. Le souvenir est-il encore douloureux ?

Ah oui. Ça a été hyper douloureux. Et ça l’est encore. Je l’ai très mal vécu, et malheureusement je l’ai aussi très mal géré. C’est ça aussi quand tu rejoins un club surmédiatisé au niveau national. C’était différent de ce que j’avais connu à Metz. Tout était scruté. En plus ce cela il y avait ce climat tendu entre les pro-culture nantaise et la direction, avec un système de pensée et un savoir-faire vraiment particulier. Et quand il y a beaucoup de joueurs venus de l’extérieur, c’est difficile de les intégrer à ça. Il y avait le problème de la langue, forcément il y avait beaucoup d’étrangers. Je le sentais venir, je l’avais annoncé, peut-être maladroitement dans la presse, lorsque j’ai vu que Mickaël Landreau et Jérémy Toulalan partaient… c’était un signe fort. Ils étaient des éléments moteurs de cette équipe. J’avais une appréhension, je l’avais annoncé, et ça s’est avéré donc je me donne raison. Mais je l’ai mal vécu et mal géré parce que j’ai poussé des coups de gueule. On m’a pris pour quelqu’un de prétentieux parce que je n’étais pas issu de la formation à la nantaise.

Pour dire à quel point je l’ai mal vécu, j’ai eu des pépins physiques à répétition, chose qui ne m’arrivait jamais avant. Psychologiquement j’étais au plus bas, peut-être même dans un état pseudo-dépressif. Je vivais mal les choses au quotidien. Et à la fin de la saison, j’avais annoncé à Michel Der Zakarian et au président, que quoi qu’il arrive, je voulais partir. Que ce soit en Ligue 2, ailleurs… je ne pouvais plus rester. J’avais trop mal vécu la situation, on m’avait beaucoup blessé aussi. C’est encore douloureux parce qu’au final j’ai un sentiment de gâchis. Et je suis certain que ça m’a porté préjudice pour trouver un club auquel j’aurais pu prétendre au vu de mes performances sur le terrain.

 

Illustration article.jpgFranck Signorino, avec le maillot du FC Nantes, face à Metz, son club formateur....

 

Avec du recul, qu’est-ce qui n’a pas marché ?

À partir du moment où tu prônes une culture nantaise, il faut mettre les moyens pour. C’est très bien de sortir des joueurs du centre de formation comme Faé, Toulalan, Keseru, mais tu dois les épauler avec des joueurs qui connaissent le championnat de France, des valeurs sûres. Si on regarde le recrutement du FC Nantes, certes ce sont des internationaux, mais qui ne connaissent pas la Ligue 1. Par exemple, Wilhelmsson arrive, il ne connaît pas du tout la langue, parle donc anglais et a du mal à s’intégrer. Il faut savoir que les exercices à l’entrainement au FC Nantes, c’est particulier et il faut les intégrer. Je ne dis pas que ce n’est pas bon, j’ai énormément progressé dans le jeu grâce à ça. Mais il faut savoir les appréhender, les comprendre.

Je prends un exemple d’un autre étranger, Boukhari, pour qui c’était compliqué. Est-ce que c’était le profil qui manquait au FC Nantes ? Toulalan n’a pas été remplacé alors que c’était la plaque tournante. Je pense qu’il y a eu des erreurs de recrutement. Et puis surtout, il y avait ce conflit interne omniprésent. Quand je suis arrivé, il ne s’est pas passé un mois sans que l’on ne parle du remplacement de Serge Le Dizet. L’entraineur était toujours avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête, toujours en train de se battre avec la direction par rapport aux profils de joueurs qu’il voulait. Il n’y avait pas une osmose entre la direction et ceux qui étaient sur le terrain. Voilà la grosse erreur, selon moi. Il y avait trop d’incohérences.

 

Vous avez fréquenté les Landreau, Da Rocha, Savinaud… la dernière génération dorée du FC Nantes. Comment ont-ils vécu tout ça ?

Il faut remettre les choses dans leur contexte. Evidemment ça a été très compliqué pour les Savinaud, Da Rocha… d’autant plus qu’ils étaient en fin de carrière. Ils étaient montrés comme des joueurs peut-être un peu moins performants, moins réguliers. Ils étaient mis sur le banc, au profit de joueurs recrutés, qui étaient payés avec de gros salaires qu’il fallait justifier. Lorsque vous êtes un joueur emblématique du FC Nantes comme ils l’ont été, et qu’on vous met dans un second rôle, vous perdez une partie de votre influence. Mickaël Landreau, tenait le vestiaire et était écouté, d’autant plus que c’était un symbole, à juste titre de par ses performances avec le club et en équipe de France. C’était un groupe. Landreau, Da Rocha, Savinaud, même Delhommeau qui faisait partie de cette génération. À partir du moment où Landreau est parti et que Savinaud et Da Rocha ont été mis sur le banc, ils n’avaient plus cette légitimité dans le vestiaire. Et là ça devient compliqué.

 

"J’ai adoré cette ville. Les gens aussi, je les ai beaucoup aimés".

 

Vous gardez tout de même du positif de cette période nantaise ?

Oui, ma première saison était exceptionnelle à titre personnel. Je crois que ça a été la meilleure saison de ma carrière. Je me suis éclaté. D’ailleurs, la Beaujoire est le stade dans lequel j’ai le plus aimé évoluer. J’ai adoré ce terrain, ce stade. C’est là où j’ai explosé individuellement et où j’ai eu une reconnaissance au niveau national. On commençait à parler d’équipe de France. Ça m’a permis de côtoyer des grands joueurs, de connaître la pression d’un club avec un aussi gros palmarès, et une importance dans le championnat de France. Durant cette première saison, j’ai des moments exceptionnels en tête. J’ai adoré cette ville. Les gens aussi, je les ai beaucoup aimés. Si j’ai très mal vécu la deuxième saison, c’est dû à des personnes de la direction de l’époque. Des personnes qui étaient à la tête de l’équipe et du club avec qui je n’étais pas en osmose. 

 

Vous avez dit que la fin de votre aventure nantaise vous a porté préjudice pour la suite, comment l’avez-vous ressenti ?

Il y a quelques portes qui se sont fermées. On m’annonçait un peu partout, j’avais des contacts concrets avec Bordeaux, Monaco et Auxerre. Au final ça ne s’est pas fait car je ne faisais jamais l’unanimité. Peut-être parce que je faisais peur par rapport à mon caractère et ma prise de position, que j’assume totalement. Au final, j’ai des propositions concrètes de Nancy et Nice, et deux offres espagnoles. Pour moi le choix sportif, financier et le projet qui m’a le plus parlé sur le moment, ça a été Getafe. Ils venaient de finir dans la première partie de tableau de la Liga. La saison où je signe, on va en quarts de finale de Coupe d’Europe, en finale de Coupe d’Espagne, on se permet de battre le Réal à Madrid, le Barça chez nous. Avant de perdre en 15 jours le quart de finale de C3 et la Coupe d’Espagne, on est sixièmes du championnat. Pour moi c’était un beau tremplin. Énormément de joueurs que j’ai côtoyé là-bas ont signé dans des grands clubs espagnols. Ce n’était pas un mauvais choix, mais malheureusement pour moi il y a eu une grosse blessure, deux opérations, une erreur médicale, et tout ça m’éloigne un an et demi du terrain.

 

Vous avez connu des expériences en Espagne et en Belgique, mais au final c’est vraiment en France que vous vous êtes épanoui sportivement. Au total, vous avez joué 262 matchs en Ligue 1 avec Metz, Nantes et Reims. Quel bilan tirez-vous de votre carrière ?

Le bilan, pour moi, est contrasté dans la mesure où mes débuts en Ligue 1 étaient inespérés. Personne n’aurait misé un copeck sur moi pour une carrière comme celle-ci. Honnêtement, pas même moi, ni les membres de ma famille. Je n’étais pas forcément le plus talentueux. Mais je suis quelqu’un d’ambitieux, qui a toujours voulu repousser ses limites. C’est d’ailleurs mon corps qui m’a arrêté avec des blessures à répétitions (fractures du tibia). Après j’ai une certaine fierté d’avoir pu revenir. Je pense avoir eu une force de caractère, pour pouvoir repousser certains jugements.

Ce qui me laisse un goût d’inachevé, c’est que je n’ai pas beaucoup joué en Espagne, j’ai essentiellement joué en Coupe d’Europe avec Getafe. J’ai fait cinq matchs de Liga. Sur ces cinq apparitions, j’ai été trois fois meilleur joueur de l’équipe. Les six premiers mois ont été difficile, ensuite j’ai plus joué. Ensuite le club n’a pas voulu me laisser partir alors que plusieurs clubs voulaient me faire veni :, Auxerre, Valenciennes, la Real Sociedad… et puis il y a eu cette blessure. Je pense que si mon corps ne m’avait pas lâché, sans cette erreur médicale, j’aurais pu aller encore plus haut.

Il y a de la frustration, mais c’est vrai que c’est une fierté d’avoir joué 262 matchs de Ligue 1, dont environ 250 comme titulaire. Avoir été titulaire dans tous les clubs français et belges dans lesquels je suis passé, c’est ça ma fierté. 

 

Avec Reims et Metz, vous avez recroisé le chemin du FC Nantes. Treize ans après votre départ, le club s’est certes stabilisé en Ligue 1 mais peine à retrouver le haut du tableau. Quel regard portes-tu sur le FC Nantes ?

Quand j’étais au club, c’était une période de transition car il y avait encore pas mal de joueurs de la formation à la nantaise, qui ont marqué l’histoire du FCN. Et puis des Toulalan, Faé, Guillon qui étaient encore issus de centre. Ils composaient encore une bonne partie de l’effectif. Là j’ai l’impression qu’il y a quelques joueurs du centre de formation mais que la plupart des joueurs de l’effectif proviennent de l’étranger, avec un recrutement international. La direction a changé puisque le jour où j’ai signé à Getafe, c’était le jour de la prise de fonction de Waldemar Kita. Je dirais que même si Christian Gourcuff a une méthode de jeu, le FC Nantes s’est un peu mis, au même titre que beaucoup de clubs, à faire du trading. Acheter des joueurs pour les revendre, un peu à l’image du foot en général.

 

Hier (ndlr : jour de l’interview), il y a eu un Nantes - Metz. C’est un peu un Signorinoïco… Quel club supportez-vous dans ces cas là ?

On va dire que Metz est le club qui m’a formé, je suis encore en lien avec des personnes du centre de formation, même si au niveau du club professionnel je n’ai plus le rapport familial, humain que j’avais avec les personnes de l’époque. Le FC Nantes c’est pareil. Il reste encore certainement quelques salariés qui doivent y travailler. Mais il y a tellement de passage dans ces milieux que je n’ai pas tellement de préférence. Que le meilleur gagne, et j’espère que chacun réalisera ses objectifs. Il y a une différence de 25 millions d’euros de budget entre les deux clubs. J’espère qu’un jour Nantes parviendra à retrouver l’Europe, parce que je pense que ce club le mérite. Mais à partir du moment que ces deux équipes restent dans l’Élite et parviennent à leurs objectifs, je ne suis pas plus supporter de l’une ou de l’autre. Au même titre que Reims d’ailleurs.

 

On va vous laisser le mot de la fin, un message que vous souhaiteriez faire passer aux supporters qui ont lu cet article.

J’ai toujours, eu partout où je suis passé, un rapport particulier avec les supporters. J’ai toujours été pris d’affection, à Nantes, Metz ou Reims. Je pense être un joueur de club, c’est à dire que quelque soit ma forme du moment, j’ai toujours donné le maximum de ce que je pouvais, avec les valeurs qui sont les miennes et qui se transposent dans tous ces clubs. Les supporters de Nantes me l’ont bien rendu. Mon mal-être de la deuxième saison n’avait rien à voir avec eux. À titre personnel, ils m’ont toujours donné de l’affection, voire de l’amour. Je voudrais les remercier pour tout ça. J’espère sincèrement qu’ils auront un jour le club qu’ils méritent d’avoir, avec quelques nouvelles lignes au palmarès, au moins des participations à des coupes européennes. Je pense que ce public, notamment avec son kop, la Brigade Loire, le mérite amplement.

L'ensemble de l'équipe de La Maison Jaune remercie chaleureusement Franck Signorino pour sa disponibilité pour ce grand format.