La saison 2019/2020 des Féminines, partie 2 : La meilleure joueuse
La saison 2019/2020 des Féminines, partie 2 : La meilleure joueuse
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La saison 2019/2020 des Féminines, partie 2 : La meilleure joueuse
Dans notre article précédent, nous faisions une revue d'effectif montrant les forces et les faiblesses des différents postes sur le terrain. Avant d'évoquer la saison dernière dans une considération collective, ce deuxième opus de notre trilogie rétrospective s'attarde sur la joueuse la plus constante de la saison : Anaële Le Moguedec.
Olivier Dantas Lima
02 juillet 2020

Si Anaële Le Moguédec n'est pas la joueuse nantaise avec le plus de temps de jeu, c'est uniquement parce qu'elle n'a pas pu démarrer la saison titulaire. Une légère blessure l'a freinée au démarrage de l'exercice. C'est à partir du deuxième match qu'elle rentre en jeu pour la dernière demi-heure. Elle est même titulaire contre Montauban à la Jonelière lors de la quatrième journée. 
Ensuite, elle profite de la place laissée vacante par la capitaine Marine Arragon-Pervier (grossesse) dès la septième journée. Depuis ce match à Issy, futur pensionnaire de la D1 Arkema, elle n'a plus jamais cédé sa place, enchaînant les titularisations toutes plus convaincantes les unes que les autres.

Un gros volume de jeu malgré un physique frêle

Anaële LE MOGUEDEC (FCN vs Montauban - D2 Féminine, 29 septembre 2019) Photo by Gérald MOUNARD

Pour l'heure, la native de Vannes n'a connu que deux clubs : l'En-Avant Guingamp où elle est entraînée par Nicolas Delépine. Accompagnés d'autres joueuses guingampaises, ils débarquent au FC Nantes l'été dernier. Une chance pour la jeune Anaële qui doit prouver davantage aux yeux des observateurs en raison d'un physique frêle dans une zone de jeu où les duels sont nombreux et où le volume de jeu doit être important. Si vous n'avez pas encore eu l'occasion de la voir jouer, soyez attentifs au travail qu'elle abat au milieu de terrain. Elle ne s'avoue jamais vaincue et permet à son équipe de ressortir les ballons proprement. Elle donne le tempo, aimante les ballons et est la passerelle privilégiée pour ouvrir la voie des actions offensives. Sa hargne à la récupération du ballon lui fait gagner une grande majorité de ses duels et inspire ses coéquipières quand le bateau nantais tangue, notamment lors des matchs à domicile. Lorsque Marine Arragon-Pervier reprendra le chemin des terrains, il se pourrait bien qu'elles forment un duo très complémentaire au milieu.

La constance dans les performances

La rédaction avait déjà élu Anaële Le Moguédec meilleure joueuse pour la période novembre-décembre. Elle se retrouve à la deuxième place pour la période janvier-février, derrière Amandine Béché. Ce qui fait que la jeune Guingampaise est désignée meilleure joueuse de la saison, c'est sa constance. Une montée en puissance au cours des six premières journées, puis son talent a fini par éclairer le milieu de terrain nantais, au moment où le reste de l'équipe avait un coup de moins bien. En début d'année 2020, Amandine Béché est venue la rejoindre dans les meilleures joueuses et elles sont, à ce jour, deux des valeurs sûres de l'effectif.
Espérons que les deux anciennes Guingampaises fassent partie du groupe pour la saison 2020-2021, afin d'apporter quelques certitudes à un effectif qui pourrait bien être fortement remanié. Les deux joueuses totalisent individuellement plus de 1000 minutes de jeu cette saison.

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Crédits photos : Gérald Mounard