La saison 2019/2020 des Féminines, partie 1 : Le bilan individuel
La saison 2019/2020 des Féminines, partie 1 : Le bilan individuel
Féminines
La saison 2019/2020 des Féminines, partie 1 : Le bilan individuel
Les joueuses de Tanguy Fétiveau ont achevé la première saison au niveau national du club à la quatrième place au classement du groupe A de D2F. Novices à cet échelon, le parcours reste satisfaisant, malgré un championnat inachevé et le sentiment persistant qu’il y avait la place pour faire mieux. La Maison Jaune effectue un retour sur cette saison, en commençant par s’intéresser aux performances individuelles des joueuses de l’effectif nantais.
Fabrice Harcouet
01 juillet 2020

Lors de deux prochains articles, disponibles dans les jours à venir, nous nous intéresserons à la meilleure joueuse de la saison, puis nous effectuerons un bilan plus collectif avec les perspectives pour le prochain exercice.
Place ici au bilan individuel, ligne par ligne.

Les gardiennes de but

La gestion de ce poste a suscité de multiples interrogations au fur et à mesure du déroulement de la compétition.

Mélodie Carré : Touchée au genou gauche, elle est néanmoins la titulaire du poste au début de l’exercice. Expérimentée et exemplaire, ses performances se situent dans la lignée de sa saison précédente. On peut même constater une amélioration dans sa tonicité et ses jaillissements. Le dernier rempart cède une première fois sa place lors de la quatrième journée, face à Montauban à la Jonelière, possiblement sur blessure. La numéro 16 reprend son poste dès la rencontre suivante, effectue quatre matchs et perd ensuite définitivement sa place de titulaire. On ne la reverra qu’une seule fois, en remplacement de Derwella Malbo, sortie blessée à la mi-temps de la rencontre face à Brest. Alors, pourquoi cette perte de statut ? Impossible de savoir. Mélodie Carré était titulaire lors des deux défaites à domicile face à La Roche et Toulouse et a peut-être payé pour ces deux déconvenues. Sa saison n’était pas irréprochable, mais elle tenait bien son rang et donnait l’exemple par son attitude et le commandement de sa défense. Son sort et la perte de son statut resteront une des énigmes de la saison nantaise.

Derwella Malbo : De retour après une grave blessure au genou en septembre 2018, elle devient la titulaire du poste à partir de la neuvième journée et une belle victoire face à Saint-Malo. Capable du meilleur comme du pire, la numéro 1 a soufflé le chaud et le froid lors des neuf rencontres disputées, et ce manque de régularité n’a pas été de nature à rassurer sa défense. Très à l’aise en un contre un ou sur les arrêts réflexes, Derwella Malbo se montre plus en difficulté sur les sorties aériennes, le jeu au pied ou les frappes à longue distance. Sa performance face à Orléans en Coupe de France est une parfaite photographie de sa saison. Directement impliquée sur les quatre buts encaissés, son mental et sa détermination lui ont également permis d’effectuer plusieurs parades, évitant ainsi un score plus lourd à son équipe.

Raphaëlle Odet : La jeune U18 n’a disputé qu’une seule rencontre. C’était lors de la quatrième journée, face à Montauban, pour la première des quatre défaites à domicile en championnat des joueuses de Tanguy Fétiveau. Encore timide, et c’est bien logique, au niveau du commandement de sa défense, elle a néanmoins été la seule joueuse au niveau ce jour-là. Malgré les trois buts encaissés, Raphaëlle Odet a effectué plusieurs parades décisives et a fait preuve de dextérité dans son jeu au pied et dans ses sorties, tant aériennes qu’au sol.
Prometteuse.


Les défenseures


Deuxième meilleure défense du groupe A de D2F avec seize buts encaissés en seize matchs. On peut ajouter les quatre buts concédés en un tour de Coupe de France. Les statistiques démontrent que la défense a fait un travail satisfaisant. Elle a néanmoins connu des difficultés récurrentes face aux joueuses rapides. Le danger est également souvent venu de ballons en profondeur dans le dos de la défense. Des joueuses comme Kessya Bussy d’Orléans, Pamela Babinga de Saint-Malo ou Kenza Chapelle de Saint-Maur ont régulièrement profité de ces insuffisances.

Éva Allice : Aperçue pendant les matchs amicaux de présaison, plutôt positivement, l’ancienne mancelle n’a effectué que deux entrées en jeu au début de l'exercice avant de disparaître des radars par la suite. Impossible donc d’évaluer ses performances.

Hillary Diaz : La jeune internationale U16 a effectué ses premiers pas avec l’équipe senior cette année. Très gros potentiel, elle a disputé six rencontres pour cinq titularisations et un but marqué face à Albi, offrant d’ailleurs la victoire lors de la douzième journée de championnat. À l’aise des deux pieds, solide, endurante, Hillary Diaz présente également l’avantage d’être polyvalente. Son avenir passe d’ailleurs peut-être par son installation au poste de milieu de terrain défensif. Un vrai talent à développer.

Élodie Dinglor : Blessée durant la préparation estivale, elle n’a disputé qu’une seule partie lors des six premières journées. Son championnat a réellement débuté à Issy fin octobre. Souvent alignée au poste de latérale droite à Guingamp, son ancien club, Tanguy Fétiveau, quant à lui, l’a plutôt installée en défense centrale. S’il était possible d’attendre un apport plus déterminant de sa part, en se fiant à son expérience de 33 matchs en D1F avec le club des Côtes-d’Armor, elle s’est toutefois montrée relativement solide dans ses performances. Peu de prises de risques dans la relance, la numéro 22 s’est surtout appliquée dans son travail défensif, notamment le marquage et le domaine aérien. À noter toutefois, un match très difficile en Coupe de France face à Orléans.

Yvonne Leuko : Arrivée de Strasbourg en plein mercato d’hiver, l’internationale camerounaise n’aura malheureusement disputé que cinq rencontres avec le club des bords de l’Erdre. Recrutée afin de stabiliser un poste en grande souffrance, la latérale gauche a beaucoup apporté à la défense nantaise. La joueuse de 28 ans s’est imposée grâce à sa grande expérience, sa maîtrise dans les duels et son sens du placement. Le seul regret que l’on puisse avoir est de ne pas avoir pu compter sur elle dès le début de la saison. Avec sa hargne et la sécurité qu’elle apporte à ses partenaires, certains points, notamment à domicile, se seraient peut-être moins facilement envolés.

Audrey Lhotelier : Apparemment non conservée dans le groupe prévu pour évoluer en D2F la saison prochaine, la numéro 7 est pourtant très loin d’avoir démérité cette année. Obligée de reculer dans le dispositif tactique de Tanguy Fétiveau, elle est passée du poste de milieu excentrée côté droit à celui de latérale droite. Endurante et déterminée, Audrey Lhotelier s’est attachée à respecter les consignes. Quelques soucis sont à noter au niveau de son placement ou lors de certains duels, mais il est difficile de la blâmer étant donné qu’elle n’évoluait pas à son poste naturel. La joueuse de 22 ans a également toujours affiché un état d’esprit exemplaire. 

Julia Louis-Joseph : Un cas qui ressemble à celui d’Audrey Lhotelier. En R1, lors de la saison précédente, elle évoluait principalement en tant qu’impact player, et sortait du banc en fin de match pour rentrer au poste de milieu excentrée côté gauche afin de profiter de la fatigue adverse. Rôle dans lequel la numéro 14 excellait. Cette année, son replacement en tant que latérale gauche fut un échec. Pas à l’aise techniquement, souvent mal placée et en difficulté dans la plupart des duels défensifs, Julia Louis-Joseph a souvent connu des matchs compliqués. Difficile de l’accabler toutefois, tant elle n’a pas été placée dans les meilleures conditions pour performer. On ne l’a plus revue depuis la victoire à Saint-Malo lors de la neuvième journée de championnat. En quête de rebond, elle a rejoint la Croix-Blanche Angers Football en Régionale 1 la semaine dernière. 

Roxanne Manceau : Très performante dans l’axe de la défense aux côtés d’Anaïs Messager lors de la saison de l’accession en D2F, la jeune Nantaise a rencontré beaucoup plus de difficultés cette année. Quasiment pas utilisée par le staff, avec seulement 137 minutes de temps de jeu, Roxanne Manceau a surtout participé à deux matchs (Montauban et La Roche à domicile) où la prestation collective des Nantaises était grandement insuffisante. Sortie blessée lors de la première rencontre, elle sera alignée à un poste qui n’est pas le sien (latérale gauche) lors de la deuxième. On espère vite la revoir, car son potentiel est très intéressant.

Anaïs Messager : La patronne de la défense. Peut-être moins souveraine qu’en Régionale 1, ce qui est logique tant l’opposition est beaucoup plus relevée. Sujette également à quelques absences au niveau de son placement. Mais dans l’ensemble, elle se montre rassurante. Son jeu de tête, sa vigueur dans les duels et sa capacité à se montrer dangereuse offensivement (quatre buts inscrits) font d’elle une valeur sûre et incontournable. Malheureusement, gravement blessée au genou à l’entraînement au mois de mars, le club devra se passer d’elle pendant de longs mois. Bon courage et bonne convalescence à elle.

Claire Micheneau : Habituée à la D2F, elle est arrivée en provenance de La Roche-sur-Yon l’été dernier. Capable d’évoluer au poste de milieu défensif, la numéro 5 nantaise a surtout été alignée au poste de défenseure centrale par Tanguy Fétiveau. Efficace dans le jeu aérien et plutôt habile dans le jeu long, Claire Micheneau s’est montrée relativement fiable. Beaucoup plus en difficulté lorsqu’elle fait face à des ballons en profondeur dans son dos ou lors de duels face à des attaquantes rapides. À revoir dans une défense au complet et stabilisée, ce qui lui permettrait d’avoir moins de courses longues à effectuer.


Les milieux de terrain


Hormis quelques rares séquences, souvent en fin de match lorsque l’équipe devait courir après le score, le milieu de terrain nantais était composé de cinq joueuses. Un double pivot devant la défense, deux joueuses excentrées et une meneuse de jeu. Un système qui ne bouge pas, mais une rotation permanente au niveau des éléments qui le composent. Cela n’a sans doute pas favorisé la cohésion et les automatismes, notamment dans tout ce qui concerne le travail collectif. Quelques belles combinaisons n’effacent pas le fait que souvent, la lumière venait d’une initiative personnelle. L’organisation face à un pressing adverse haut et agressif a souvent été déficiente. L’apport offensif limité des latérales a également pesé dans le manque de construction ou d’animation du jeu

Fatoumata Baldé : Bilan contrasté pour l’ancienne Dijonnaise. Côté pile, ses statistiques sont assez flatteuses (sept buts marqués en quatorze titularisations) et elle a régulièrement apporté le danger par sa vitesse et ses dribbles. Côté face, les attentes étaient grandes étant donné son expérience, ses qualités et ses références en D1 et en D2. Elle s’est montrée très irrégulière, disparaissant parfois totalement d’un match. Trop de pertes de balle également, ainsi qu’une certaine nonchalance dans les duels et les replis défensifs. Du mieux toutefois au niveau de son implication au fur et à mesure de la saison. Le mois dernier, la gauchère a décidé de s’orienter vers un nouveau challenge en rejoignant l’US Orléans.

Amandine Béché : Arrivée l’été dernier en provenance de Guingamp après quelques apparitions remarquées en D1F, l’internationale U19 et U20 s’est imposée comme la plus grande menace offensive de l’effectif. Capable de combiner comme de tenter sa chance par des initiatives personnelles, elle a très souvent débloqué des situations compliquées. Sur son aile droite, la numéro 12 a multiplié les appels et offert de multiples solutions à ses partenaires. Technique et combative, elle s’est également montrée efficace avec quatre buts inscrits et plusieurs passes décisives. Son jeu possède encore un peu de déchet, mais l’ancienne Guingampaise est promise à un très bel avenir.

Candice Charbonnier : La jeune Nantaise n’est apparue qu’à une seule reprise sur le terrain, lors de sa titularisation à Albi au mois de janvier. Délicat donc de tirer la moindre conclusion. Mais elle se montre très prometteuse et son temps de jeu devrait augmenter lors du prochain exercice.

Juliane Gathrat : Figure de proue du recrutement nantais l’été dernier, l’ancienne Bordelaise présentait un profil technique attractif et des références convaincantes. Un des plus beaux potentiels de l’effectif. Malheureusement, elle s’est montrée beaucoup trop irrégulière pour répondre aux attentes. Capable du meilleur, à l’image de son but magnifique lors de la défaite à domicile face à Orléans en championnat, la milieu relayeuse s’est surtout illustrée par son inconstance. Trop nerveuse, rapidement frustrée par une décision arbitrale ou pour un contact trop appuyé d’une adversaire, elle sortait trop souvent de son match, et ce pendant plusieurs minutes. Difficilement acceptable pour une joueuse avec son expérience et qui a, malgré tout, été nommée capitaine pendant plusieurs rencontres. Dans l’ensemble, malgré les promesses et quelques séquences ou combinaisons intéressantes, son impact, au poste de relayeuse ou de meneuse de jeu, aura été insuffisant sur le jeu de son équipe. L’ancienne Messine devra se chercher un nouveau défi, car le club ne l’a pas conservée pour la saison prochaine.

Mélany Goutard : Dotée d’une solide expérience en D2F, l’ancienne Malouine est arrivée lors de la dernière intersaison. Ballottée elle aussi entre plusieurs postes, elle a surtout évolué sur le côté gauche ou à la pointe de l’attaque. Quinze matchs disputés, sept titularisations, et deux buts inscrits face à ses anciennes couleurs lors d’une très belle victoire à l’extérieur. Son match le plus abouti également. Pas assez décisive, elle a néanmoins effectué une saison assez correcte, se montrant notamment investie dans le travail collectif.

Anaële Le Moguedec : Auteure d’une excellente saison, nous reviendrons sur ses performances dans un article qui lui sera intégralement consacré.

Léonie Le Moing : Ancienne internationale U17, la milieu de terrain a rejoint le FC Nantes l’été dernier en provenance de Guingamp. Avec seulement 115 minutes de temps de jeu et deux titularisations, il est difficile d’analyser ses performances. Dotée de belles capacités techniques, elle doit cependant se renforcer physiquement afin de mieux exister dans les duels. L'ancienne Guingampaise tentera de poursuivre sa progression au sein du club de La Roche-sur-Yon qu'elle a rejoint la semaine passée. 

Leïla Peneau :  La pépite nantaise. Forte d’un potentiel énorme et d’une magnifique saison en Régionale 1, le staff lui a confié les clés de l’entrejeu et l’a alignée au poste de numéro 10. Un poste qui correspond parfaitement à ses qualités mais qui est très exigeant. Leïla Peneau est encore très jeune, elle a multiplié les allers-retours entre son club et la sélection U19, et les responsabilités qui lui ont été confiées ont pu sembler parfois un peu lourdes. Avec une animation parfois déficiente autour d’elle, un manque de soutien récurrent, la numéro 10 a trop souvent été placée dans des situations où elle devait trouver la solution seule afin de percer la défense adverse. Ce qui a provoqué du déchet dans son jeu. Toujours à la recherche de combinaisons ou d’une solution collective, elle a toutefois fait preuve de beaucoup de détermination malgré les difficultés. La native de Saint-Sébastien-sur-Loire a aussi régulièrement apporté le danger par ses frappes lointaines et ses coups de pied arrêtés. Plusieurs passes décisives ainsi que trois buts marqués en championnat sont à mettre à son actif. Une première saison d’apprentissage au niveau national qui sera bien utile au développement de cette jeune joueuse très talentueuse.

Marine Arragon-Pervier : Avant toute chose, la milieu de terrain nantaise a récemment donné naissance à un petit Eden. Toutes nos félicitations aux parents.
Sa saison s’est donc achevée au mois d’octobre à la suite d’une défaite à domicile face à la Roche. Et il est facile de constater que sa présence aura énormément manqué par la suite. Dans son rôle de capitaine déjà, car elle menait par l’exemple et se montrait irréprochable dans son attitude. Puis dans son rôle de joueuse également, car son volume de jeu, sa science tactique et sa détermination étaient essentiels au bon équilibre de l’équipe. Sa capacité à se projeter vers l’avant et sa frappe de balle ont également fait défaut. À l’image de son magnifique but lors de la victoire en déplacement à Orléans. Dans l’axe du milieu de terrain, un trio composé de Marine Arragon-Pervier, Anaële Le Moguedec et Leïla Peneau serait particulièrement complémentaire et très prometteur.

Charline Volard : Après une année sabbatique, l’ancienne joueuse d’Angers et ses sept saisons en D2F ont rejoint le FC Nantes l’été dernier. Alignée en défense centrale pendant les matchs amicaux de pré-saison, elle n’a pas eu le moindre temps de jeu avant le déplacement à Issy lors de la septième journée du championnat. Installée au poste de récupératrice, elle a enchaîné les rencontres par la suite. Travailleuse de l’ombre, elle s’elle montrée relativement fiable et solide dans la dimension stricte du poste. Peu de dépassement de fonction, mais un jeu simple et assez efficace qui a permis à Anaële Le Moguedec d’avoir un peu plus de liberté. Capitaine à certaines occasions, mais non conservée dans le groupe D2 pour la saison prochaine.


Les attaquantes


Le rôle de l’attaquante de pointe dans le système de jeu et l’animation prôné par le staff est un rôle assez ingrat. Souvent isolée, il est difficile de se mettre en évidence et de combiner avec ses partenaires. Un quadrillage du terrain plus pertinent, avec des latérales qui proposent plus de solutions offensives et des milieux excentrées qui rentrent plus dans le cœur du jeu, aurait probablement permis un meilleur soutien à l’avant-centre et des lignes plus rapprochées. Il en résulte une cinquième place au classement des attaques au sein du groupe A, avec 33 buts marqués.
On peut noter que six joueuses ont inscrit entre trois et sept buts en seize journées, mais aucune n’a su dépasser ce seuil. La Nantaise la plus efficace, Fatoumata Baldé, figure à la dixième place au classement des buteuses.

Élia Douet : Décisive lors du barrage aller pour l’accession la saison passée face au Mans, et très intéressante par ailleurs, la jeune Nantaise s’est malheureusement retrouvée à jouer les utilités lors de cet exercice. Seulement trois entrées en jeu pour un faible total de 50 minutes disputées. Trop peu pour analyser ses performances, mais suffisant pour regretter son association avec Claire Guillard qui avait fait ses preuves par le passé.

Roseline Eloissaint : Internationale haïtienne arrivée cet hiver, l’attaquante n’a pu disputer que deux rencontres avec ses nouvelles coéquipières avant l’arrêt de la saison. Elle a pu néanmoins démontrer certaines qualités comme la rapidité, un certain sens collectif et une belle qualité technique. Un profil intéressant, à revoir après une belle préparation d’avant-saison et une meilleure intégration au sein de l’équipe.

Sherly Jeudy : Recrutée en même temps que sa coéquipière haïtienne citée précédemment, elle a connu encore moins de temps de jeu, n’entrant sur le terrain qu’à deux reprises pour un total de 41 minutes disputées. Les mêmes conclusions s’appliquent donc pour elle. Son profil vif et agile sera à suivre la saison prochaine.

Julie Pian : L’internationale U19 représente un cas similaire à celui de sa coéquipière, Elia Douet. En peu de minutes, avec seulement une titularisation et cinq entrées en jeu, elle a néanmoins su faire preuve de beaucoup de qualités, notamment avec ses déplacements, sa technique et sa volonté de combiner avec ses partenaires. Peu efficace encore devant le but avec le groupe de D2F, l’ancienne Guingampaise aurait pourtant pu constituer une solution crédible en association en pointe avec Claire Guillard.

Claire Guillard : Une saison frustrante à tous les points de vue pour l’ancienne joueuse de La Roche-sur-Yon. Exemplaire au niveau de son attitude, travailleuse, elle a toujours mis le collectif au-dessus de tout. Titulaire au début de l'exercice, elle a connu un départ en fanfare avec cinq buts inscrits lors des trois premières journées de championnat. À l’aise dans son rôle de pivot et très efficace dans son rôle de finisseuse, tout se passait au mieux. Malheureusement, le jeu nantais s’est encrassé, et la numéro 9 s’est régulièrement retrouvée isolée et sans solution, un peu laissée à l’abandon, malgré toute sa bonne volonté. Elle a ensuite perdu sa place de titulaire et un peu de sa confiance, la faisant même rater à quelques reprises des occasions immanquables pour une joueuse de sa qualité. Le temps de jeu est revenu à partir du mois de janvier et le chemin des filets aussi lors du match nul à domicile face à Saint-Maur. Malheureusement non conservée par le staff pour la saison prochaine, son histoire avec le FC Nantes aurait mérité une plus jolie conclusion.