À l’entame du match, la Brigade Loire déploie une banderole à la signification simple : « Bougez-vous pour nous ! ». Les courageux qui ont traversé le pays ne réclament pas des points, pas une victoire, uniquement des attitudes, du tempérament. Comme à Laval, comme face au Red Star, leur demande restera lettre morte.

Quand t’es dans le désert

Le FCN est malade depuis bien longtemps et tout laisse à croire que ce mal va ronger l’effectif de Poirier encore quelque temps.

À chaque sortie du FCN le même constat : « Manque d’impact », « Pas assez costaud », « Attaquants introuvables », « Faillite collective » et  « Bourdes individuelles » font tristement partie du petit lexique Canaris.

Samedi on a même pu ajouter : « Pas de pressing », « Pas d’intensité », « Pas d’agressivité ». Bref, on s’ennuie ferme et on attend trop souvent fébrilement que la sanction ne tombe.

Passe dégueulasse et Nantes trépasse.

0-1 et tous les Nantais savent que c’est terminé. Le FCN allonge cette infâme liste d’un 59e match non gagné après avoir été mené.
On se fait manger,  retour, maison,  dodo. Les Canaris sont cuits. Les Lionceaux mangent les Canaris.

Désenchantée

Fut un temps où perdre face aux doubistes arrivait déjà. Souvenir d’une finale de Coupe de la Ligue 2004 au dénouement cruel. Mais au moins, on vibrait, le spectacle était au rendez-vous.

Puis on s’est perdu de vue avec les Sochaliens. Samedi, les retrouvailles ont été rudes. Sochaux revient de l’enfer et joue avec l’âme du ressuscité. Nantes poursuit sa lente agonie entamée peu ou prou ce soir de défaite aux tirs au but au Stade de France.

Le bilan est pitoyable : 4 défaites en 6 matchs. Quand le joueur le plus dangereux s’appelle Saidou Sow, inquiète-toi ! Le FCN ne transmet rien, ne dégage rien si ce n’est l’image d’une équipe amorphe, incapable de révolte.

Idées Noires

Samedi, les Jaune et Vert se rendent au Stade de la Libération, pourvu que le nom de cette enceinte donne quelques idées aux joueurs nantais. Ça tombe bien, Boulogne enchaîne les matchs nuls sans marquer, ni encaisser de but. Une équipe made in Ligue 2 qui joue dur, compact, et intense. Un style qui n’est pas sans rappeller l’opposition nancéene de début de semaine dernière. Sur la côte d’Opale, le héros n’est pas sur la pelouse. C’est le coach, Fabien Dagneaux, garanti Boulonnais pur jus, qui a fait remonter le club l’an dernier avant d’assurer un maintien inattendu et qui entraîne l’équipe première depuis 4 ans après avoir managé la réserve. Un gars du cru qui s’inscrit dans le temps, un profil pas revu sur les bords de l’Erdre depuis Denoueix.

À Boulogne les attentes sont simples : qu’importe le onze, seule compte la manière. Comprendre ce que la L2 réclame : des charbonneurs. Du cœur. De la justesse. De la passion et un supplément d’âme qui manque tant  aux Canaris .

Pas des buts en pagaille ou une maîtrise collective de tous les instants mais juste allumer le poste et espérer autre chose qu’une erreur adverse pour envisager de marquer.

Avec un budget dix fois supérieur à l’équipe adverse, attendre moins serait indécent.