J’oscille entre fébrilité et quasi-certitude que le FCN sera au niveau. Loin de La Beaujoire, où les Canaris déjouent quasiment toujours, et face à un adversaire supposément supérieur, les joueurs ne pourront pas regarder cette Ligue 2 de haut comme ils l’ont fait parfois depuis août.
Et l’abandon du projet Tavares, qui a forcément affecté le vestiaire nantais, est une nouvelle qui a sans doute ramené un peu de sérénité dans le groupe de Poirier.
18 titres à eux deux, 107 confrontations, Sainté-Nantes, c’est un classique, qu’importe la division. À n’en pas douter, la plus belle affiche de l’année.
Le chaudron théâtre d’un énième naufrage ou d’une inattendue résurrection ?
L’avant-match confirme que le coach Rochelais cherche toujours son onze. Exit Perrin, Guilbert revient. Pierret relancé, Younoussa sacrifié. Sissoko pourtant rarement convaincant est promu capitaine. Ce n’est pas une surprise, Nantes se cherche.
Quel stade magnifique, quelle ambiance de dingue. Le décorum n’a rien d’un match de seconde division. Pourvu qu’un jour nous nous retrouvions en Ligue 1.
L’entame est réussie. Tactiquement c’est cohérent. Du moins sans ballon. Sainté est neutralisé et presque assommé à la 35ème. Ganago remise de la poitrine, Sissoko rate le cadre d’un rien.
Lepenant se retourne le doigt et doit patienter 1 minute sur la touche. Suffisant pour offrir la première occasion aux Verts, mais Carlgren veille.
Corredor chauffe les gants du gardien forézien. Dans la foulée, Amian manque le cadre à bout portant. 45 minutes qui confirment la fâcheuse tendance des Canaris à choisir leurs matchs.
Sainté neutralisé
Plus ça va, plus c’est haché. Breum, le maître à jouer vert, en perd une dent. Une pluie de cartons s’abat. Lepenant combatif récolte un jaune bien mérité, mais son omniprésence fait plaisir à voir. Saidou Sow règne en maître au milieu de l’arrière-garde nantaise.
Comme à la Beaujoire, le spectacle est davantage en tribune que sur le terrain. On sent quand même les Nantais buter physiquement. Les fautes se multiplient, les distances s’allongent. Le dernier quart pourrait durer une éternité.
Sainté n’a rien montré et Sainté nous plante. Un coup de couteau dans le dos. S’ensuit un feu d’artifice au sens propre. Le feu en tribune, mais mon cœur est glacé. 90 minutes sans danger et ces maudits Canaris vont trouver le moyen de rentrer bredouille.
Les Canaris cloués au pilori
Les chants stephanois me filent la migraine. Cette saison est un long chemin de croix. Même quand ils jouent bien, ils perdent…que voulez-vous que je vous dise.
Sainté va se balader dans cette Ligue 2. Nantes va s’y éterniser. Voilà tout.
Perdre à Geoffroy Guichard n’a rien d’infamant, mais Nantes a déjà beaucoup trop perdu cette année pour espérer quoi que ce soit.
Vendredi, face à la lanterne rouge, Clermont, Nantes jouera sa place en Ligue 2 et tout autre résultat qu’une victoire plongera le FCN dans une énième crise dont il ne sort jamais vraiment.
1 Commentaire
Avec une compo sans meneur de jeu et seulement 2 attaquants, il semble évident que le coach est venu chercher un nul sinon limiter les dégâts. Mais dans ces conditions, qu’espérer d’autre ? Sans maîtrise technique au milieu, la solution choisie a été de balancer de longs ballons devant ; ça m’a rappelé les années Kombouaré sauf qu’aujourd’hui nous n’avons plus ni Simon ni Abline ni Kadewaere ni Thomas, seulement des attaquants abonnés aux stats faméliques (en l’absence de Robinet blessé et dont les stats flatteuses n’ont été obtenues que la saison dernière au sein d’une équipe bien huilée).
Evidemment l’ASSE fait peur cette saison et il ne faut pas les aborder la fleur au fusil, surtout sur leur terrain. On a vu néanmoins et une fois de plus les limites de notre effectif, tant bien même qu’il compte quelques joueurs de L1. Mais ces joueurs de L1 affichent de telles lacunes aujourd’hui qu’aucun club de l’élite n’en voudrait et je doute que Lepenant, Sissoko, Koudouré, Guilbert ou Ganago soient sollicités lors du mercato hivernal, en tout cas pas de la part de clubs ambitieux.
La mayonnaise va bien finir par prendre mais ce sera trop tard et quoiqu’il en soit avec les réserves que je viens d’évoquer, il ne faut pas s’attendre à de grosses performances mais plutôt à quelques victoires ici ou là, entrecoupées de défaites pas imméritées face à des équipes supposées plus faibles. Contrairement à de nombreux footix sur les réseaux sociaux ou en commentaires sur les articles de l’Equipe, qui ne voient comme issue que la relégation en L3, je n’y crois pas du tout ; par contre, jouer le ventre mou me parait tellement évident aujourd’hui. Que pourrait-on espérer d’autre ? Nous sommes décrochés et les équipes bien placées qui visent la 2ème place ne vont pas nous attendre…