Les saisons défilent, les hommes changent, la division n’est plus la même et pourtant le FCN ressemble à s’y méprendre à cette équipe moribonde infoutue de montrer quoique ce soit pendant 90min. A quand le réveil ?

Et ça continue, encore et encore

Un seul match, une seule mi-temps, un minuscule quart d’heure de jeu et tous les espoirs d’une saison moins terne déjà envolés ?

Après dix minutes de jeu le Red Star affiche une possession stratosphérique de 82% à la Beaujoire et rien ne changera vraiment jusqu’au terme d’un macth lors duquel les Parisiens avaient des allures de Roja face une équipe nantaise désarticulée, dépassée, absolument pas prête à une telle adversité.

Nos golgothes du milieu de terrain voient le ballon circuler trop vite pour eux, en étant constament trop loin pour intervenir. Et lorsqu’à l’heure de jeu Deuff cherche à récupérer la gonfle, il envoie son pied dans le poitrail adverse frolant le carton rouge.

Les erreurs techniques sont légion, les long ballons infâmes vers un Ganago, combatif mais mal servi, se multiplient. Rien ne va, mais le pire est à venir. Sur un long centre, Zidane fils remise pour Cabral qui sanctionne une défense apathique à souhait. 0-1 et, comme de coutume, on sait que l’affaire est pliée. Hicham fracasse la barre, le 0-2 est bien plus proche que le match nul.

Une prestation indigente qui ne rassure personne. On cherche sans succés le moindre motif de satisfaction. Les visiteurs empochent les trois points sans qu’il n’y ai rien à redire. Le chantier est immense au point de ne pas savoir par où commencer.

Alors dans un tel marasme, quelle éclaircie ?

Côté Canaris, tout est à jeter, exonéré l’un d’entre eux serait franchement malvenu. Sans conteste, Ryad Hachem, le capitaine audonien nous a donné la leçon. Dominateur dans le combat, très présent au milieu, il a régné en maître et aurait plus clore sa prestation aboutie d’un but si la barre en avait dédidé autrement. Pile poil le joueur qu’il nous manque. Allô Douglas Augusto ?

Après cette piteuse première sortie, les Canaris seront’ils en mesure de répondre présent vendredi à Laval ? Rien n’est moins sûr.

C’est avec le trouillomètre au maximum que les Jaune et Vert abordent leur premier match à l’extérieur. Si le Stade Lavallois n’a rien d’un orgre après un maintien poussif et une défaite inaugurale en Aveyron, le FCN se présente sans aucune garantie en Mayenne. À Le Basser, ce sont deux équipes en criant manque de confiance qui s’affrontent mais les locaux auront l’avantage d’une ossature inchangée dans le sillage de l’immense Samassa dans les buts et de la doublette Sana-Mandouki au milieu. Chez les Tango, qui nous avait étrillé voilà deux en ans en Coupe de France à La Beaujoire, ne pas revenir bredouille serait motif de satisfaction. Le supporter Nantais est désormais plus qu’habitué à ne pas trop en demander à ses ouailles.