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En ce printemps de l’année 1952, le FC Nantes entrevoit la possibilité de monter en première division. A cinq journées de la fin, les hommes d’Émile Veinante occupent la troisième place du classement ex-aequo avec Valenciennes. Le club nordiste possède un meilleur goal-average et s’accroche donc à cette place de troisième synonyme de barrages.
Hors jeu monégasque
Ce 20 avril 1952, Nantes se rend à Monaco, qui occupe la sixième place à six points du FCN. Devant 2.200 spectateurs, les Monégasques ouvrent le score dès la 11e minute par leur attaquant Claude Battistella. Les Nantais jouent de malchance. Leur défenseur néerlandais Anton Baumann et doit sortir juste avant la mi-temps, à une époque où les remplacements n’existent pas. Nantes joue la seconde période à dix, mais malgré l’infériorité numérique, les Canaris parviennent à égaliser à la 72e minute par Pierre Ferrier.
Les choses s’enveniment à partir de la 80e minute. Raul Conti, l’attaquant argentin de Monaco, trompe le gardien nantais Christian Amy. Les Nantais contestent ce but pour un hors jeu, mais l’arbitre M.Maître valide le point. Énorme colère dans les rangs nantais. Les joueurs décident… de se mettre en grève ! Le gardien Christian Amy abandonne sa cage et s’en va jouer milieu de terrain. Le Néerlandais Gerrit Vreken prend sa place dans le but, mais reste assis au pied d’un poteau.
Sept buts en moins de dix minutes
Il reste neuf minutes à jouer et les Monégasques en profitent. Les joueurs de la Principauté, sans opposition, gagnent le match 8-1, buts de Conti (81′), Conti (82′), Rabstejnek (83′), Conti (84′), Olmiccia (86′) et Linder (88′). L’entraineur nantais, s’il n’approuve pas l’action de ses joueurs, expliquera que son équipe est régulièrement victime d’erreurs d’arbitrages depuis quelques matchs.
Les sanctions tombent dix jours plus tard. Tous les joueurs nantais (à l’exception de Baumann, absent au moment des faits) doivent payer une amende de 5.000 francs. Le capitaine nantais Roger Orengo est suspendu pour un match, pour « manque d’autorité dans ses fonctions« . Et l’attaquant Paul Pérez écope d’un match de suspension avec sursis.
Nantes terminera la saison à la quatrième place, à un point du barragiste Valenciennes. En dépit de l’incident de Monaco, il s’agit de la meilleure saison du club de son histoire.
- Les détails du match Monaco-Nantes (8-1) du 20 avril 1952 sur le site histoiredufcn.fr
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