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Le silence est la norme en début de match, le public est à reconquérir. La Beaujoire sans Brigade Loire perd toute sa saveur. Le stade est à l’image de son équipe, complètement endormi. Cette équipe est toujours malade, emballante en deuxième période à Guingamp, éteinte face à Nancy. Ce match est un somnifère puissant.
Un match de chiffonniers
L’axe droit Guilbert/Perrin est à la peine face à la vivacité adverse, une sale habitude. Si la BL était là, nul doute qu’elle entonnerait « on se fait chier » à tue tête. Le public présent reste poli, mais n’en pense pas moins. Il ne se passe rien et pourtant à la 32e le match bascule.
Tabibou s’arrache, Robinet fait parler son sens du déplacement, Mendy est piégé. Fautif, le Nancéen est exclu, Robinet prouve en une action tout ce qu’il peut apporter à ce onze. La Beaujoire pousse enfin, Le nombre de fautes est impressionnant, un match de chiffonniers. Robinet goûte à nouveau à la rudesse des Lorrains, Hachem se fait découper, c’est indigeste. Mi-temps, les 21 belligérants rentrent aux vestiaires.
La deuxième période démarre comme dans un rêve, première action, passe en profondeur de Cafaro pour Hachem dont le centre est coupé par un défenseur de l’ASNL. But contre son camp, 1 – 0. On en a plus vu en trente secondes que dans toute la première mi-temps.
Comme à Guingamp, on se dirige vers un second acte de bien meilleure facture. Beaucoup plus haut, plus agressifs, les Canaris font le job. 58e, Robinet manque son face à face avec Basilio mais que c’est plaisant de jouer avec un pur 9 facile à trouver et inspiré dans ses appels.
La réalité pique les yeux
On est loin de la démonstration collective mais la solidité du onze nantais fait plaisir à voir. Les nouveaux arrivants amènent une réelle plus-value. Mention spéciale à Robinet et Hachem, nos nouveaux gars sûrs.
Petit à petit, on abandonne le ballon aux visiteurs. Une fois encore, la peur gagne les rangs canaris. Quel que soit l’adversaire, quel que soit le scénario, que c’est dur pour le FCN de remporter un match. Voilà quatre ans les Jaune et Vert accrochaient l’Olympiakos à leur tableau de chasse en Ligue Europa dans une ambiance incandescente.
En ce lundi soir, Nantes bat tant bien que mal un Nancy pas folichon dans une ambiance quelconque. La réalité pique les yeux mais il s’agit malgré tout de la première pierre d’un édifice titanesque à reconstruire. Prochain stop en Franche-Comté, samedi à Sochaux.
Rendez-vous à Bonal
Revenus de l’enfer, les Doubistes veulent faire de Bonal une forteresse imprenable. Étrillés d’entrée par Sainté, les Lionceaux ont redressé la barre et surfent sur une dynamique inverse aux Canaris, à savoir celle d’une montée. Lors de sa dernière sortie à Pau, l’escouade de Vincent Hognon a su ramener un point héroïque en infériorité numérique.
Soutenus par un stade Bonal plein comme un œuf, les héritiers de Richert, Predetti, Frau &Co s’avancent gonflés à bloc. La bataille s’annonce épique et les Nantais devront monter le curseur s’ils veulent s’éviter une nouvelle désillusion. Tout comme à Nantes, le centre de formation n’est plus qu’une variable d’ajustement ces derniers temps à l’autre bout du pays mais la cellule de recrutement ne manque pas d’idées à l’image de Yohan Demoncy, tout juste arrivé, qui devrait faire un bien fou à l’entrejeu sochalien.
Rompu aux joutes de la Ligue 2, le milieu relayeur sort d’une saison en demi-teinte entre Reims et Guingamp mais avait auparavant réalisé des exercices pleins à Annecy. Avec sa qualité de passe et de frappe, l’arrière-garde nantaise, pas toujours impériale, a intérêt à se méfier. Au bord du précipice à l’été 2023, le FCSM revient de nulle part et retrouve petit à petit sa place dans le foot français. Un exemple à suivre pour des Nantais qui cherchent la leur. Quelle version du FCN aurons-nous à voir ce week-end ? Réponse samedi, 14 h à Bonal !
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