Après une production très moyenne largement facilitée par un sort bien favorable [2 buts presque gags] les Canaris retrouvent des couleurs et reprennent espoir. Il va falloir tout mettre en œuvre pour se préparer à affronter l’homologue de Ligue 2 qui sera notre sparring-partner dans un affrontement homérique, décideur du test d’immunité pour rester dans l’élite. Qu’importe le flacon, pourvu qu’on avale des couleuvres.
Pourquoi changer d’entraineur encore et encore ?
Envisager de changer de coach de nouveau, ne peut que créer des malaises, des insatisfactions et des incompréhensions dans l’effectif. C’est mettre le feu à la maison, susciter la polémique dans le vestiaire avec un turn-over qui ne plait à personne. A.K a remplacé A.K. Qu’on le garde.
Il faut aller à la bagarre et penser à affronter « l’épreuve » à laquelle on n’échappera sans doute pas. Installer Kantari dans le fauteuil du pire coach de Nantes n’a aucun sens et ne veut rien dire. Rappeler ses stats alors qu’il n’est arrivé que depuis peu, avec un effectif bien modifié, dépasse le ridicule. Ça lui met une pression de fou, réduit les joueurs à l’obligation de résultat et ne prépare ni à la sérénité ni à la confiance dont tout le monde a besoin. Il faut reconnaitre qu’on lui a filé un drôle de bébé, un piège empoisonné, un pétard pas mouillé. Luis Henrique, Guardiola, Klopp ne feraient sans doute pas mieux ; le mal étant ailleurs et bien plus profond [cf. message de Chris du 15 janvier]. Tout est ou a été dit sur les sorciers Kitaien(s).
Alors ! Il faut baisser la tête sur la qualité de jeu [on a largement donné en la matière] et se convaincre qu’il existe encore une bienveillance qui nous sortira la tête de l’eau. Il faut enfiler le bleu de chauffe pour grappiller ici et là les points salvateurs avec ce petit coup de pouce du destin qui arrive, parfois.
Nantes, morne plaine
On voudrait bien faire table rase du passé mais les KITA sont les seuls maitres à bord ; on n’a pas beaucoup d’autre(s) choix que de faire avec. Ligue1 Ligue2, ils resteront les tenanciers de la boutique. On ne va pas passer son temps à se lamenter et à refaire le monde même si ces dix huit ans auront été plus que pénibles et une douloureuse punition pour la population foot. Pour avoir fanfaronné longtemps sur la marque jaune, label estampillé et symbole de qualité de jeu, on n’a que nous yeux pour pleurer sur cette histoire qui met si mal à l’aise.
Je ne veux pas descendre
Toutes les trajectoires vont dans le même sens, toutes les opinions convergent, tout le monde pense la même chose, mais, mais, il faut tout faire pour éviter l’inéluctable qui semble nous en vouloir. On voudrait tant se débarrasser de cette pelure insupportable, la bannir et l’envoyer aux oubliettes … la dégringolade.
Ne pas descendre, donc. On retrouvera Auxerre et Metz qui seront des matchs à six points pour régler les comptes et peut-être, remettre les compteurs à zéro. Il reste suffisamment de rencontres aussi pour accrocher cette place de barragiste qui est notre seul exutoire afin d’échapper à cette guillotine intraitable, qui attend le plus fragile.
Descendre est une chose, remonter en est une autre. Les clubs sont légions à être tombés dans les oubliettes [Nancy, Sochaux, Montpellier, St Etienne, Bordeaux, Sedan, Reims, Cannes, Nîmes etc…] et pour certains, sans doute, pour un moment. On a déjà connu ces périodes vaches maigres sans en tirer les bonnes conclusions, récidivistes que nous sommes.
Disparaître du contrôle des radars c’est signer sa condamnation pour un moment et s’installer dans un vide dont on ne connait pas le fond. Abyssal, oui c’est ça. A défaut d’être des seigneurs, soyez des saigneurs camarades condamnés.
2 Commentaires
Il est évident qu’une rétrogradation à la fin de la saison en Ligue 2 serait la pire des choses pour le FC Nantes.
Les statistiques montrent qu’une remontée immédiate en Ligue 1 c’est vraiment l’exception qui confirme la règle.
Par ailleurs, une descente ne changerait rien aux pratiques de gouvernance de la direction actuelle.
Elle aurait par contre un effet désastreux sur l’audience à la Beaujoire et le soutien de ses supporters qui restent encore aujourd’hui le point fort de notre club (28 000 spectateurs en moyenne).
Une démobilisation serait la pire des conséquences et nul doute que la survie passera par des matchs de football où la qualité du jeu pratiqué devient secondaire.
Sur le fond, je suis d’accord avec votre analyse.
Néanmoins, j’y mettrais un petit bémol : si Kantari est là, c’est parce qu’il a accepté et sans doute été flatté d’être retenu pour relever un tel défi. Le FC Nantes n’est pas un club lambda même s’il n’est plus ce qu’il a longtemps été. Evidemment, la situation qu’il a trouvée était compliquée mais qui pouvait l’ignorer si on suit le club ou si on se renseigne a minima avant de postuler ? Au pire, un coach qui prend cette équipe en charge pour la mission maintien, sera pointé du doigt pour ses choix tactiques et son coaching si les résultats sont médiocres. Il pourrait se réfugier derrière un effectif trop faible s’il n’avait pas participé au choix des recrues mais ce n’est peut-être pas le cas (en tout cas pour certains joueurs qu’il a lui-même souhaités) ou mettre en cause cette forme de neurasthénie palpable chez une majorité de joueurs, résultant de l’enchainement de défaites, notamment à domicile, ainsi qu’un manque de soutien du public allant jusqu’à une certaine hostilité. Quoiqu’il en soit, s’il échoue dans sa mission – non retenu au terme de son contrat ou limogé avant, il sait qu’il percevra son salaire et bien plus qu’un SMIC. Le cas échéant, on retiendra qu’il n’a pas réussi à sauver le club de la relégation, qu’il n’a peut-être pas le niveau pour coacher un club de L1 mais à terme on l’oubliera, comme tant d’autres entraineurs ayant fait un court passage sur le banc du club ; par contre, on retiendra que la famille Kita aura fait pendant 19 ans des choix hasardeux, souvent incohérents, et que les échecs accumulés auront montré un grand amateurisme de leur part – à l’opposé des grandes annonces faites par Waldemar Kita lors de ses premières années à la tête du club et de l’assurance – voire la suffisance – affichées dans les médias ou au sein des instances supérieures du football où son égo le flattait de faire entendre sa voix.