- Photo : Bruno Ignace Barbé
Cela devient une tradition pour l’équipe féminine du FC Nantes de recevoir le Paris Saint-Germain au stade de la Beaujoire. Mais cette fois-ci, cette occupation de l’enceinte nantaise s’inscrit dans une opération plus large de l’Arkema Première Ligue, qui a proposé à ses équipes de profiter de la trêve masculine pour s’emparer des grands stades du pays. Ainsi cette dix-neuvième journée du championnat de France féminin se dispute-t-elle à la Beaujoire, mais aussi au stade vélodrome de Marseille, à Geoffroy-Guichard, à la Meinau…
Opération grand stades
Les filles de Nicolas Chabot, deuxième du classement, accueillent un poursuivant immédiat, le PSG, qui ne compte qu’un point de retard. Dans l’après-midi, le Paris FC a disposé de Fleury (2-1) et donc dépassé les Nantaises au classement, tout en éloignant les Floriacumoises de la quatrième place. L’enjeu pour les Canaries est donc de se maintenir à la deuxième place et d’obtenir quasiment leur qualification pour les play-off.
Encore faut-il s’imposer face à ce PSG que les Nantaises n’ont jamais battu. Les filles en jaune s’y emploient en occupant le camp de leurs opposantes en rouge. Elles créent de belles situations mais ne parviennent pas à concrétiser leurs efforts par un but.
Les Parisiennes, après avoir fait le dos rond pendant une vingtaine de minutes, sortent la tête de l’eau et se montrent menaçantes. Tout bascule à la 23e minute quand l’arbitre Clémence Gonçalves accorde un penalty aux Parisiennes, en raison semble-t-il d’une main nantaise sur une frappe parisienne. Romée Leuchter ouvre alors le score.
Vaine course poursuite
Le coup est rude pour les Nantaises, mais celles-ci déploient de nouveaux efforts pour tenter d’égaliser face à une équipe parisienne bien organisée et dangereuse en contre. Peine perdue, le score (1-0) reste en faveur des joueuses de la Capitale à la mi-temps.
En début de seconde période, ce sont les joueuses du PSG qui occupent le camp nantais. Les Nantaises éprouvent des difficultés à contenir leurs adversaires, d’autant que celles-ci inscrivent rapidement un deuxième but, petit chef-d’œuvre personnel de la capitaine Sakina Karchaoui qui entre dans la surface pour déclencher une frappe du pied gauche qui envoie la balle dans la lucarne d’Emily Burns.
Les choses se compliquent considérablement. Les Nantaises cherchent des solutions dans l’entrelacs du bloc parisien, Nicolas Chabot tente quelques changements, mais ce sont les Parisiennes qui gardent la maîtrise, en se créant des occasions très nettes que repousse brillamment la gardienne nantaise.
Mary Earps, la gardienne anglaise du PSG, n’est pas en reste et se met en évidence sur de nombreuses tentatives nantaises. Elle sera toutefois surprise par un ballon que Zoï van de Ven envoie dans sa surface et que personne ne dévie, la balle terminant sa course au fond des filets.
Le classement bouleversé
Ce but nantais arrive toutefois bien tard, puisque l’on dispute le temps additionnel depuis quatre minutes. Trois de plus seront disputées mais ne laisseront pas le temps aux Nantaises d’arracher l’égalisation, malgré les encouragements des 15 073 spectateurs, chiffre affiché par l’écran géant du stade.
La défaite (1-2) a des conséquences sur le classement. Les Nantaises, doublées par les deux clubs parisiens, se retrouvent à la quatrième place, avec toutefois six points d’avance sur le cinquième Dijon. Il reste trois journées pour se maintenir dans le dernier carré, en espérant un faux pas des Parisiennes (SG ou FC ou les deux) pour revenir dans le trio de tête, à la fois pour obtenir un ticket européen mais aussi histoire d’éviter les Lyonnaises en demi-finale des play-offs.
Lyon sera justement à l’affiche du prochain match à domicile des Canaries (le 25 avril), qui sera également le dernier match de la saison à Marcel-Saupin. Entre-temps, les joueuses de Nicolas Chabot se déplaceront à Marseille (le 22) puis termineront leur saison régulière au Havre (le 6 mai). C’est dans les déplacements que quelques points restent à prendre.
Une soirée à la Beaujoire
- Photos : Bruno Ignace Barbé



Publier un commentaire
Vous devez vous connecter pour publier un commentaire.