- Photo : Joël Martin (imprimée en carte postale par Goubault imprimeur)
Arrivé minot de son sud natal, Henri Michel devient en l’espace de quelques mois la pierre angulaire d’un collectif huilé sous les ordres de l’illustre José Arribas. Nantais d’adoption, jamais il ne perdit son accent méridional et sa voix si chaleureuse.
“Je suis arrivé à Nantes en juillet 1966. Les premiers pas à Nantes, j’étais tout jeune, c’était la première fois que je quittais ma famille, j’avais 18 ans et j’étais livré à moi-même dans une grande ville et ce n’est pas quelque chose de très facile.”
Buste haut, tête levée, le plus grand joueur qu’ait connu le FC Nantes et l’élégance personnifiée sur le terrain comme en dehors.
“Quant à l’élégance, je crois que c’est un don qu’on a au départ, c’est quelque chose qui se cultive, mais ça n’empêche pas de faire des efforts comme tous les joueurs. J’ai essayé de faire des progrès personnellement, je m’y suis attaché tous les jours, les lendemains de match, les surlendemains de match où ça n’allait pas bien, où j’avais raté des gestes. Je me suis attaché à les travailler. J’ai travaillé physiquement, j’ai essayé de progresser. Si on appelle ça le perfectionnisme, je veux bien.”
Symbole du FCN à la bataille chaque saison avec le grand Saint-Étienne, Henri Michel a glané trois titres de champion de France et porté le maillot jaune et vert à 533 reprises en première division. Homme d’un club, il incarne mieux que quiconque le jeu à la Nantaise, le collectif au-dessus de tout, le jeu avant le jeu.
- Suivent les témoignages de Maxime Bossis, Eric Pécout, Gilles Rampillon, Jean-Paul Bertrand-Demanes, Bruno Baronchelli, Claude Arribas…
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