Du gris, du vent et quelques gouttes de pluie, l’automne a déjà frappé à la porte des Boulonnais. Seul rayon de soleil, le parcage visiteurs est comble, les Nantais seront soutenus contre vents et marées.
Pendant que Boulogne se désespère
Soyons clairs, je n’en sais guère sur l’adversaire. Côté nantais, Lepenant défaillant à Sochaux est suppléé par un Sissoko à la relance tandis que Ganago démarre le match l’esprit revanchard après sa bourde de la semaine passée.
Entame sans surprise, de gros duels et des fautes en pagaille. Guilbert lance Robinet mais la vitesse lui fait défaut. Dommage. Tout n’est pas à jeter mais les enchaînements sont trop lents pour espérer déstabiliser un adversaire bien organisé.
À la demi-heure, Guilbert découpe l’adversaire. Carton jaune, c’est moindre mal. Nul doute qu’en Ligue 1 avec la VAR le Nantais n’aurait pas fini la rencontre. Un plan nous laisse entrevoir un spectateur en plein roupillon. Il faut dire qu’on attend toujours un premier tir cadré ou même une simple occasion réelle.
Nantes tombe dans un faux rythme et Sissoko pousse son adversaire dans le dos en pleine surface. Pas de péno mais ça tangue sévère chez les Jaune et Vert. On ne fait plus deux passes. Quelle misère.
Boulogne déboulonne
Mi-temps, il était temps. Depuis que Poirier est arrivé, le retour des vestiaires est toujours animé. Ganago trompe son monde et part dans le dos de la défense. Sissoko sent l’appel et ajuste une parabole millimétrée.1-0 pour les Canaris. Les joueurs à la relance font la différence.
Oui mais, oui mais le capitaine Binet nous met à l’amende. Frappe sèche au premier poteau. 1 partout. Une fois encore, Dupé déçoit, pas décisif et pas tout blanc dans cette histoire.
Sissoko, coude en avant, éborgne un Boulonnais. Avec la VAR nous jouerions à neuf… Sans un arbitre complaisant, il y a fort à parier que les Nantais seraient menés.
Hachem délivre un centre magnifique à Robinet dont la reprise acrobatique est manquée. Mais au moins il se passe quelque chose. Lepenant à peine entré, est à deux doigts de nous faire une « Ganago ». Traduction : offrir un but à l’adversaire.
Plus il pleut, plus on est nul, plus les supporters nantais chantent. Comment font-ils ? Il s’en faut d’un pied pour ne pas rentrer bredouille. Hors jeu, un point de sauvé mais une nouvelle bouillie de football. Fort heureusement, les maritimes finissent par avaler la trompette. Mion est exclu pour un pied haut.
96e, déviation de Robinet vers Leroux. Noukeu, le gardien adverse, est en retard, penalty évident. Robinet envoie un missile dans la lucarne, le parcage explose. Immense soulagement.
Un bilan famélique
Néanmoins….cela ne change rien à l’analyse. Pas convaincant, mais ces points sont si précieux. C’est moche mais le FC Nantes n’a pas les moyens de faire la fine bouche.
À l’heure de la première trêve et du premier bilan, celui-ci est famélique. D’un point de vue comptable, c’est passable et dans le jeu, pas grand-chose sur quoi s’appuyer. Difficile de voir un avenir radieux à cette équipe qui navigue à vue. On ne peut guère espérer mieux qu’un maintien pas trop poussif.
Côté pile, les joueurs sont prêts à se faire mal et à aller au turbin. Le coach Poirier semble avoir pris la mesure du chantier et le mercato tardif qu’il a initié est bien taillé pour la seconde division.
Côté face, l’équipe manque d’un joueur percutant, créatif et déstabilisateur sur un appui. Tabibou pourrait être celui-ci, mais son manque de régularité l’a envoyé cirer le banc. Les têtes sont toujours malades et la fébrilité guette les esprits Canaris en permanence.
L’équipe va nettement devoir hausser son niveau technique avant d’affronter les gros du championnat : Reims, Sainté, et Montpellier qui s’annoncent avant Noël. Nous on se retrouve dans trois semaines et d’ici là, on croise les doigts!
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