A la peine depuis bien des journées, c’est face à l’Olympique de Marseille que les Jaune et Vert ont décidé de se réveiller et d’ainsi bien débuter leur année 2026. Cette victoire est susceptible de susciter l’émoi de tout un chacun et notamment des médias généralistes quant à un éventuel « électrochoc Kantari » ou une « rébellion Nantaise ». Pour autant, gardons-nous de sauter de joie, Kantari n’est sans doute pas Luke Skywalker. Néanmoins, dans cette bataille pour le maintien, ce succès pourrait avoir une belle valeur en fin de saison ! Récit d’un match au scénario inédit.
A l’assaut de la surface
En début de première période, les Canaris ont montré un allant offensif qui n’avait plus été aperçu depuis la rencontre face à Monaco. Mais à la différence de ce match lors duquel ils avaient manqué de contrôle, notamment au milieu de terrain, les Nantais ont cette fois-ci su être appliqués défensivement et davantage percutants offensivement. Cela leurs a permis de se créer de franches occasions avant une première ouverture du score malheureusement annulée par la VAR.
Malgré la déception et l’incompréhension vécue face à cette décision arbitrale, Abline et consort sont restés sérieux, concentrés et motivés. Face à eux, Marseille étaient globalement apathiques, si ce n’est une tête de l’expérimenté Aubameyang facilement captée par Lopes. C’est ce dernier qui sera victime de la deuxième péripétie de cette rencontre. Tardant à relancer vers Taty, le portier nantais s’est alors vu violemment taclé par le jeune belge Vermeeren. Sanctionné d’un carton rouge, cette faute offensive inutile a valu à l’OM son premier handicap de la partie.
Alors, profitant de sa supériorité numérique, les Canaris ont insisté et se sont projetés vers la surface phocéenne. C’est sur une balle récupérée dans les pieds de Paixao que l’offensive décisive menant au 1er but nantais s’est initiée. Emmenée par Abline et terminée par une frappe puissante repoussée par Rulli dans les pieds d’un Centonze bien placé, cette action collective a été l’illustration des forces Jaune et Verte sur l’ensemble de la rencontre : un bon pressing, de belles projections vers l’avant et une occupation des espaces intelligentes.
Solidité, sérénité et contrôle
Logiquement devant à la mi-temps, les hommes d’Ahmed Kantari effectuaient alors une partie presque référence. Un bon signe même si l’opposition marseillaise présentée en ce dimanche après-midi était plutôt très décevante. Néanmoins, c’est aussi l’esprit d’équipe insufflé par le XI Nantais qui a sans doute déstabilisé une équipe phocéenne qui pensait peut-être ce match gagné d’avance. Difficile de penser l’inverse quand le locataire de la Jonelière n’avait plus gagné depuis près de 2 mois en Ligue 1.
Mais dans sa nouvelle disposition tactique du soir, le collectif Canari a su faire preuve d’une solidarité et d’une concentration très satisfaisante. Surtout, fait assez rarissime, la prestation technique a semblé bien plus abouti qu’habituellement. Coquelin et Mwanga ont été très présents pour gêner le milieu marseillais et orienter ou garder le ballon quand il le fallait. En conférence de presse d’après-match, le nouvel entraîneur nantais a d’ailleurs souligné qu’il avait identifié ce secteur de jeu comme clé dans le pilotage de cette rencontre, l’un des points forts phocéen étant la possession de balle. Un choix payant qui restera désormais à valider.
En défense, c’était une première avec l’alignement de Taty aux côtés d’Amian, en centre droit, et de Cozza en centre gauche. Défendre à 3 est une nouveauté dans cette saison nantaise. Une nouveauté permise par le recrutement d’un piston de métier en la personne de Machado ainsi que par la réintégration de Centonze. Avoir des latéraux plus offensifs a semblé faire un bien fou au jeu nantais, permettant par exemple des offensives plus fournies avec les projections des deux pistons. Par ailleurs, c’est une montée de Machado qui a provoqué un 2nd carton rouge olympien. Inutilement, Nadir l’a en effet bousculé dans le dos écopant alors d’un 2nd jaune synonyme d’exclusion.
A 9 contre 11, la pression n’a pourtant pas tant diminué sur les esprits des joueurs Canaris. Echouant à plusieurs reprises de doubler la mise, ils auraient ainsi pu se faire bien peur et regretter leur manque de réalisme si Pavard n’avait décidé d’enterrer tout espoir d’égalisation pour son équipe en faisant chuter Abline dans sa surface de réparation. Penalty marqué par Cabella à la 88ème, 0-2, échec et mat.
Un allant à confirmer
Lors de cette rencontre, le FC Nantes aura certes bénéficié de toute la maladresse de l’Olympique de Marseille mais il aura su rester relativement calme et surtout appliqué, ne concédant que peu d’occasions aux olympiens. Cependant, le scénario de ce match ne se répétera sûrement dans cette deuxième partie de saison. Il est par conséquent essentiel de trouver les solutions pour inscrire davantage de buts. Observée en quelque occasions ce dimanche, la connexion technique entre Abline et Cabella pourrait être la promesse de belles combinaisons.
Si la confiance revient, cet effectif aura peut-être une chance de se maintenir dans une Ligue 1 aux aléas étranges. Mais cela n’effacera pas de nos esprits les piètres prestations livrées au cours de la première partie de saison, les matches contre le Angers et Concarneau inclus. Kantari a déclaré être là pour une mission commando. Il bénéficiera sans doute de la panique de la direction face à une potentielle descente directe lui offrant un choix de joueurs élargi. Luis Castro aura lui payé le prix fort d’un recrutement effectué avec des clopinettes.
A présent, la tête des supporters nantais se remémorera de joyeux souvenirs à l’approche de la rencontre face à Nice en Coupe de France ce weekend. Enchaîner une 3ème victoire en 3 matches serait inédit. Si les confrontations en Coupe ne rapportent aucun points de championnat, elles peuvent néanmoins influer positivement sur l’esprit de l’équipe et sa cohésion. Maintenant, le terrain parlera.
Allez Nantes !
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