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C’est la période où le FC Nantes rend visite à ses adversaires directs. Après la lanterne rouge messine la semaine dernière, c’est un Auxerre bien accroché à la place de barragiste qui reçoit les hommes de Vahid Halilhodzic pour un énième match de la dernière chance.
Devenir barragiste à la place du barragiste
Alors que le club bourguignon détient une avance de cinq points (avec un match en plus), l’objectif des Canaris est de remporter les trois points. C’est d’ailleurs l’objectif des six matchs à venir pour espérer un miraculeux maintien.
Les deux équipes commencent la rencontre avec prudence, chacune redoutant non pas l’adversaire mais bien le faux pas, la boulette, la petite cause aux grands effets. Mais les joueurs se dégourdissent quelque peu, notamment les locaux qui envoient les premières banderilles.
A la 18e minute, à la réception d’un corner, la tête d’un Auxerrois envoie le ballon passer à ras du poteau d’Anthony Lopes, heureusement du mauvais côté. Cinq minutes plus tard, c’est Nicolas Cozza qui sauve son équipe en enrayant une action dangereuse des Auxerrois, à la suite d’une perte de balle.
Chez l’Abbé, la messe semble dite
Nantes ne se montre pas timoré pour autant. Les Canaris se créent quelques occasions, notamment en fin de première période, par Machado, par Tabibou, par Kaba, sans concrétiser toutefois. Un homme en revanche reste très discret, Matthis Abline.
La mi-temps est atteinte sur le score de 0-0. La seconde période sera de moins bonne qualité, même si Nantes se crée une occasion dans le temps additionnel. Le score reste à 0-0. La bonne nouvelle est que Nantes n’encaisse plus de but depuis deux rencontres, mais c’est une bien maigre consolation au regard de la situation de plus en plus dramatique au classement.
2 Commentaires
Sur le chemin du retour de Bourgogne…Bon ce match ne fut pas le pire de la saison mais dans la situation actuelle c’est encore trop peu . Certaines attitudes ne sont pas en adéquation avec une équipe qui joue sa survie et c’est un constat alarmant..
Si avec Vahid, l’équipe a gagné en solidité défensive, elle demeure par contre toujours aussi stérile devant le but : de mauvais choix dans la moitié de terrain adverse et beaucoup de maladresses dans les 16 mètres (frappes au but dans des conditions impossibles alors qu’un joueur est parfois mieux placé, passes et centres mal ajustés voire directement sur le gardien).
Malgré des remontées de balle plus fréquentes que contre Metz et quelques enchainements encourageants, on a senti à chaque fois beaucoup de fébrilité sinon trop de fatigue au moment de conclure. Ce que les joueurs sont capables de bien faire à l’entrainement (selon Vahid), ils n’arrivent pas à le reproduire en match. Probablement que peu habitués depuis le début de saison à jouer sur un tel rythme, ces joueurs sont épuisés ou manquent de lucidité les rares fois où ils ont une fenêtre de tir. On savait Ganago maladroit, Mohamed individualiste et peu investi cette saison, Guirassy trop brouillon et adepte des mauvais choix, mais maintenant c’est Abline, en théorie l’attaquant le plus efficace, qui déçoit le plus par son manque d’implication et le spleen qu’il semble trainer depuis plusieurs matchs…
Quand un joueur sur le départ au mercato est retenu contre son gré, il doit être mis dans les meilleures conditions pour digérer et oublier une telle contrarié ; la famille Kita lui a proposé tout le contraire… Il est entouré d’un amalgame de joueurs aux profils et ambitions très divers : certains ne semblent plus guère motivés par le challenge nantais, d’autres n’ont pas le niveau L1, d’autres l’ont eu mais ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes, l’ensemble confié à 3 coachs successifs aux profils disparates.
Ne pouvant plus miser sur lui, le coach devrait pouvoir compter sur d’autres joueurs réputés assez techniques comme Cabella, Tabibou voire Kaba pour compenser or eux aussi semblent actuellement incapables de faire trembler les filets adverses. Entre les joueurs qui n’ont pas le niveau, ceux qui ne semblent plus concernés car écartés trop souvent, ceux peu enclins à mouiller le maillot pour jouer le maintien, ceux qui après avoir beaucoup donné, mais en vain, ont fini par baisser les bras et les rares qui cochent toutes les cases mais qui n’ont plus rien dans les pattes quand ils se retrouvent devant le but, les perspectives de gagner à nouveau des matchs et de retourner la situation, semblent avoir désormais disparu pour cette saison.
A moins d’un déclic dans les têtes suite à une inspiration géniale du gourou Vahid…