- Photo : Richard Coudrais
Lorsque le FCN frappe à ma porte, je n’ai pas dix ans. Le club est un modèle de stabilité et même lorsque le sportif vacille – merci Marama pour ton but à Deschaseaux -, la direction reste identique. Denoueix succède à Suaudeau, la génération 95 enfante de celle de 2001. Les Canaris sont jalousés partout en France, la recette enviée au-delà de nos frontières. La définition même d’une institution. Le supporter nantais est exigeant, une exigence qui pousse les dirigeants à faire les bons choix.
Et puis patatras, Dassault débarque et veut révolutionner un modèle qui marche, les anciens fuient, la valse des entraîneurs et les désillusions sportives débutent. Coucou Mickael et ta panenka foireuse. Pire encore, Kita prend les rênes. Bientôt vingt ans que cela dure. Dix-neuf saisons sans stratégie, sans boussole, dans la réaction permanente aux résultats du moment. Dix-neuf années de relations détestables avec la seule richesse du club, son public et ses anciens. Certes, il y a cette Coupe de France 2022 qui tombe de nulle part. Un rêve éphémère, un succès signé Blas et Kolo Muani sans suite.
Que reste-t-il désormais ? Des infrastructures magnifiques – qu’elle est belle la Beaujoire un soir de match ! -, et un public beaucoup plus fidèle que les joueurs qu’il se coltine. Désormais, supporter les Jaunes et Verts relève davantage du plaisir coupable que de la fierté. Le club n’évoque plus grand chose aux suiveurs des équipes adverses qui s’imaginent juste prendre six points sans peine année après année. Les maintiens ric-rac ne sont que la conséquence de la médiocrité d’équipes sans moyen. Merci Clermont, Montpellier, Nîmes, Dijon, Troyes et tant d’autres. Même la rivalité avec les clubs voisins n’en est plus une, tellement l’écart est devenu abyssal.
Heureusement ce n’est que du sport, ce n’est que du foot, mais jusqu’à quand sommes-nous voués à souffrir ? S’il y a une justice, nous finirons en Ligue 2 en mai. La bête bouge encore mais il en faut peu pour l’achever. Sainté nous attend, si les planètes s’alignent, peut-être retrouverons-nous Laval, Guingamp, Nancy, Bastia, Sochaux… Suis-je fou ou en ai-je vraiment envie ?
1 Commentaire
Bonjour Maxime,
Merci pour cette prise de parole. Il est vrai que notre passion est mise à rude épreuve et qu’il n’est pas aisé de comprendre respectivement ce qui arrive ce club qui était dans l’avant gardé au plan sportif et des structures.
Nous avions une philosophie de jeu, un projet sportif, une identité de club. Il reste une ferveur populaire et une fidélité à une histoire et à des couleurs et toujours l’espoir d’un renouveau possible. 20 ans après ce n’est pas malheureusement un roman de Dumas mais la triste réalité du FC Nantes.