- Un podcast de Daniel Ollivier. Réalisation Richard Coudrais. Photos : Bruno Ignace Barbé
C’est à l’occasion du Festival du journalisme sportif à Laval que nous avons rencontré Raymond Domenech. Celui-ci venait de participer à une table ronde où il était question du récit de la Coupe du monde 2006. Il était alors sélectionneur de l’équipe de France et celle-ci s’était inclinée en finale contre l’Italie aux tirs au but. Vingt ans plus tard, il se souvient.
Bonjour Raymond. La Coupe du monde 2006 doit réveiller en toi des souvenirs ambigus ?
Non, pas du tout. Pour moi, cette Coupe du monde était une étape. C’est du passé. Je viens juste de me dire que ça fait vingt ans, mais comme on m’en parle tout le temps, j’ai encore l’impression que c’était hier et que ça vient de se terminer. Les souvenirs sont présents, il y a eu des bons moments, la fin est moins bien, mais c’est une étape de la vie.
Pour la Coupe du monde aux États-Unis, quelles sont selon toi les chances de notre équipe ?
Ce dont je suis sûr, c’est que je boycotte mon séjour aux États-Unis. J’ai eu des problèmes en 1994, alors maintenant cela risque d’être encore pire. Trump, c’est pas mon truc. J’espère que tous les Européens boycotteront cette Coupe du monde. On pourra faire à la place une compétition entre nous, où on invitera les équipes du Venezuela, de Cuba… tous les pays impactés. On laissera les Américains se débrouiller.

La préparation va être particulière cette année, puisque l’équipe de France joue le Sénégal et la Norvège, ce qui oblige les Bleus à être à un certain niveau dès le premier tour.
L’avantage, c’est qu’il y a trois qualifiés, avec le meilleur troisième. On peut donc avoir un petit accroc. On joue en outre la Norvège au troisième match et peut-être que la qualification sera jouée. Il faut toutefois être vigilant. On ne peut pas se dire qu’on commencera à être bien à partir des huitièmes de finale.
Qui vois-tu cette année ?
La France, bien sûr, mais aussi les autres équipes européennes, l’Espagne, je me méfie toujours de l’Italie, s’ils se qualifient, et peut-être que les Anglais arriveront à faire quelque chose.
Pour en revenir en 2006, est-ce que ce ne serait pas finalement toi qui aurais posé problème. Les Italiens, en Espoirs, ont toujours été ta bête noire.
C’est vrai. Et dans les mêmes conditions, aux tirs au but. Avec les Espoirs, on avait surtout des problèmes avec l’arbitrage. En 2006, ce n’était pas un problème d’arbitrage.
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