Après la victoire surprise au stade vélodrome lors du précédent match de championnat, l’équipe du FC Nantes se trouve dans une période charnière concernant son objectif de maintien en Ligue 1. Ce match face à la formation du Paris FC intervient juste avant un stage collectif prévu en Espagne pour préparer la réception de l’OGC Nice.
La peur au ventre
Nous avons vécu un début de match catastrophique avec une équipe du Paris FC très rapidement en place et qui parvenait sur une hésitation défensive à marquer un premier but par Kebbal à la 5e minute. A peine le temps de s’en remettre que les Nantais se retrouvaient une nouvelle fois en délicatesse défensive. Mais heureusement, le deuxième but après vérification à la VAR a été annulé par l’arbitre.
Un nouveau coup du sort pour les canaris après 15 minutes avec la sortie définitive de Deiver Machado sur blessure et son remplacement par Johann Lepenant. L’obligation de revoir le système de jeu à 5 défenseurs conçu pour libérer les deux latéraux des tâches défensives.
Le Paris FC monopolisait le ballon et l’équipe nantaise se montrait une nouvelle fois incapable de faire des sorties de balle qui puissent alimenter correctement nos trois attaquants faute d’avoir un milieu de terrain dominateur. Il a fallu attendre la 45e minute pour voir s’amorcer un contre par Mathis Abline côté droit amorcé et un tir hors du cadre de Johann Lepenant.
Une nouvelle fois nous avons vu durant cette première mi-temps une équipe nantaise incapable de prendre le jeu à son compte et dans le jeu de transition trop d’hésitations pour être en mesure de déstabiliser l’adversaire.
Un but et puis plus rien
Il ne fallait pas s’attarder à la buvette pour voir le but ultra puissant de Mathis Abline dès la 49e minute et l’espoir de voir le match changer de physionomie tant celui-ci était totalement à la main des parisiens. Les canaris vont avoir alors un bon quart d’heure où ils monopolisent le ballon sans pour autant se montrer dangereux.
C’est à ce moment là que Ahmed Kantari fait le choix de faire rentrer Bahebba Guirassy et Ignatius Ganago pour apporter du tonus à l’attaque des locaux. A l’inverse, c’est le Paris FC qui va bonifier son équipe avec un apport décisif du banc puisque c’est la nouvelle recrue italienne luca Koleoscho qui donne l’avantage à son club sur une nouvelle action déclenchée par l’excellent ailier algérien Ilan Kais Keball.
Les Nantais se montreront très maladroits et surtout trop lents dans leurs rares initiatives offensives de fin de match où il était bien triste de voir les talents de Remy Cabella et celui de Mathis Abline consacrés principalement aux tâches défensives.
La fin de saison va être très longue
Les supporters nantais pouvaient espérer voir une équipe de « commando » prendre son destin en main et profiter de ce match pour engranger trois points indispensables pour croire à la survie en Ligue 1. Bien au contraire, nous avons vu un match insipide où l’équipe joue de manière stéréotypée ne comptant à l’attaque que sur la vitesse de Mathis Abline. Un jeu tellement prévisible et long dans sa construction que l’adversaire n’a rencontré aucune difficulté à neutraliser.
Nous savons que l’équipe est plus à l’aise en déplacement dans un jeu de contre mais il à craindre que le miracle du Stade Vélodrome ne se reproduise pas suffisamment pour combler l’indigence de nos résultats à domicile. La bonne volonté ne sera pas suffisante pour sauvegarder sa place dans l’élite et il est à espérer que le stage à l’étranger viendra apporter des réponses tactiques et techniques parce que les motifs de satisfaction sont difficiles à trouver après un tel match.
1 Commentaire
Sauf revirement improbable après l’arrivée de nouvelles recrues, on peut craindre que le FCN ne puisse espérer mieux que de disputer les barrages. En effet, les autres équipes, supposées être de « notre championnat », ne lâchent rien et pourraient bien conserver une légère avance sur les jaune-et-vert (Lorient, Angers, Le Havre, PFC, Brest). Si d’ici la fin de saison, les Canaris ne parviennent pas à s’imposer à La Beaujoire, paralysés par le comportement tantôt chambreur tantôt hostile de son public, qui sait si les clubs relégables aujourd’hui ne les doubleront pas demain. Kantari, avec son vécu d’ancien défenseur, doit en priorité trouver une organisation défensive offrant plus de garanties afin de laisser plus de libertés aux créateurs et attaquants pour qu’ils retrouvent une meilleure efficacité. Je ne regretterai jamais Kombouaré, pour qui l’animation offensive était secondaire et reposait essentiellement sur un joueur (Simon) et je n’attends donc pas de Kantari qu’il s’inspire de son ancien collègue qui nous proposait le service minimum pour décrocher le maintien. Kantari dispose aujourd’hui d’un peu plus d’options que Castro avec des recrues qui doivent apporter une réelle plus-value ; nous sommes donc en droit d’attendre de lui qu’il fasse mieux que son prédécesseur dont les chances de réussite étaient plombées d’avance avec un effectif trop faible pour lutter à armes égales en L1. Mais Kantari est-il l’homme de la situation ? Son manque d’expérience à ce niveau ne joue pas en sa faveur. A lui de nous prouver qu’il a un avenir sur un banc de L1.