- Photo : Bruno Ignace Barbé
C’est une véritable hémorragie qui s’abat sur l’équipe féminine du FC Nantes. A l’issue d’une magnifique saison qui les a vu terminer à la quatrième place, les Canaries sont sollicitées de toutes parts.
Cap sur Marseille
Alors que l’entraîneur Nicolas Chabot a rejoint l’Olympique de Marseille, plusieurs joueuses en fin de contrat n’ont pas été sollicitées par le club pour un renouvellement. Ainsi Maureen Cosson a rejoint Marseille et son entraîneur, qui sollicitent également la gardienne Emily Burns, Louise Fleury et Nelly Rodrigues.
Julie Rabanne signe quant à elle à Toulouse alors que Mariam Toloba rejoint le Paris FC. Julie Swierot, prêtée par l’OL, retourne chez les Lyonnes. D’autres fins de contrat sont sur le départ comme Roseline Eloissaint, Mijke Roelfsema, Manja Rogan et Eva Sumo.
Une véritable saignée de l’effectif là où du côté du club, on préfère employer le terme de fin de cycle.
Un nouveau cycle ?
La section dirigée par Gilles Rampillon ne reste toutefois pas inactive. Plusieurs recrues sont annoncées, notamment l’attaquante congolaise Esther Buabadi, la gardienne polonaise Natalia Radkiewicz et la défenseuse française Margaux Vairon, en provenance de Dijon.
Léa Khelifi, Lucie Calba et Imane Saoud sont toujours sous contrat, et devraient donc rester dans l’équipe reprise en main par Pierre-Alain Picard, Tout comme Julie Pasquereau, dont le contrat a été prolongé, ainsi que les deux formées au club, Juliette Mossard et Camille Robillard.
Malgré la saison exceptionnelle de ses joueuses, le club n’a pas souhaité donner à son équipe féminine les moyens de poursuivre sa progression dans l’élite. Au FC Nantes, l’ambition des sections féminines restent indexée aux performances de l’équipe première. Ce qui n’est pas, en ces circonstances, une bonne nouvelle.
(avec Richard Coudrais)
1 Commentaire
Même si on peut partager votre inquiétude, je pense qu’il est trop tôt pour s’alarmer.
Dans la liste des joueuses qui pourrait (devrait) rester, vous oubliez Van de Ven qui a fait une très bonne fin de saison et surtout Mélissa Bethi qui a prolongé au printemps et qui n’est pas, à l’heure actuelle, annoncé partante.
Le gros problème des joueuses qui partent est que ce sont surtout des cadres expérimentées (Cosson, Fleury, Rabanne) qui ne sont pas remplacées à l’heure actuelle avec les arrivées. Lalia Storti était dans les parages ces 6 derniers mois, peut-être resignera-t-elle ?
Ca va dépendre des futures recrues : si Krezyman de Dijon ou Gbedjissi de Lens arrivent, elles n’ont rien à envier à Fleury ou Toloba sur cette saison…
Sumo, Rojan et Roelfsema n’ont pas ou quasiment pas joué cette saison, donc elles ne manqueront pas, et si elles peuvent faire la place à des jeunes des U19F ou R1F….
En ce qui concerne l’arrivée d’Esther Buabadi, on peut s’interroger : elle était en progression constante en Belgique et elle a totalement disparu au Feyennord : problème d’adaptation , de relation avec le coach, blessures ? Pour les 2 autres, à voir.
En ce qui concerne le nouvel entraineur Picard, je trouve que c’est plutôt une bonne pioche. Il a fait des belles chose à Dijon : j’ai revu les 20 premières minutes de la seconde mi-temps à Saupin la saison dernière (2-1 pour Dijon), son équipe n’avait rien à envier au Nantes de Chabot niveau jeu (possession, pressing, dédoublement de passes aboutissant à 2 buts ). Dijon a fini à 8 point de Nantes, mais beaucoup de choses se sont joué en début de saison : Dijon l’a raté (3 points au bout de 4 journées pour Dijon, 9 points pour Nantes), ce qui veut dire que Dijon a perdu seulement 2 points sur Nantes lors des 18 journées suivantes… Avec un effectif largement remanié (d’où le retard à l’allumage) et les incertitudes sur leur avenir en fin de saison qui a certainement eu un impact sur certains résultats, c’est plutôt un bilan très correct. Picard est quelqu’un qui connait aussi bien la première ligue que Chabot, sinon plus ; il a des principes de jeu pas si éloigné de celui de Chabot, peut-être moins spectaculaire et moins de prises de risque que Chabot, mais peut-être un peu plus de rigueur défensive.
Tout ça pour dire qu’il faut attendre encore un peu pour s’alarmer ou non avec les prochaines arrivées en espérant qu’il n’y aura plus de départ.
Le gros point noir, ce sont les infrastructures qui ne sont pas au niveau, surtout au niveau des terrains d’entrainement qui obligent les joueuses à s’entrainer sur plusieurs sites.
Par contre, le gros point fort de Nantes, c’est son public, que ce soit à Saupin ou à la Beaujoire (meilleure affluence la saison dernière avec 55 000 spectateurs au total à Nantes sur 300 000 pour toute la première ligue (phase régulière) soit presque 20% des spectateurs étaient nantais !!!). C’est d’ailleurs peut-être en grande partie pour le public et l’ambiance que des joueuses comme Bethi, Saoud ou Calba vont peut-être rester…
Moi qui vit à Strasbourg, vu le mercato que le Racing fait cet été, je miserai bien sur lui pour la 4ème équipe des play-off cette saison…