L’échec cuisant du troisième mariage avec un Der Zakarian, dépassé par les événements acté, place au renouveau. Le cinquième entraîneur en neuf mois, qui dit mieux ? C’est de pire en pire et pourtant ça fait longtemps que ce n’est pas brillant.
Pourtant tout avait bien commencé
Alors que, moi le premier, j’imaginais la Ligue 2 comme une manière de rebondir après des saisons tristes à mourir à l’étage supérieur, voilà que les Jaune et Vert se retrouvent plus bas que terre.
Samedi, devant une assistance clairsemée, les Canaris ont coulé.
Pourtant tout avait bien commencé, Cafaro délivre un bonbon à Corredor qui coupe la trajectoire du centre millimétré tel un Filip Djordjevic des grandes années.
Pas rassasié, l’attaquant aveyronnais inscrit un doublé sur un service parfait d’un Younoussa inspiré. Aurait-on retrouvé un semblant de fierté ?
Pas vraiment, entre-temps, Baldé, tiens tiens, avait sanctionné l’apathie du duo Sow/Perrin sur la première incursion adverse. Si l’animation offensive répond présent, la défense est déjà aux abonnés absents.
Et puis patatra, Corredor, le facteur X, se blesse, la mi-temps arrive et tout part à volo. Un grain de sable et la machine s’enraye.
Résidents de la République
Ponti rate sa frappe, Sow détourne, ça fait but. Le début de la fin. La maigre assistance ne fait plus un bruit, le souffle de la défaite rode dans les travées de la Beaujoire. Le 3-2 est refusé pour une faute préalable de Guirassy, ce sera le seul frisson d’une seconde période à oublier.
Touho met Perrin plus bas que terre en le mystifiant tel un débutant mais rate le cadre. Le défenseur nantais, trop lent, vit un calvaire et est dépassé à chaque attaque ruthénoise. Sans surprise, Rodez prend les devants, à 30 mètres Baldé a tout le temps d’armer une frappe soudaine qui trompe un Dupé à côté de ses pompes. Dupé, Perrin, nos supposés cadres prennent la marée.
Et de 4, triplé de Baldé, c’est la piquette Jack. La Beaujoire devient frondeuse, le calvaire n’en finit pas. Rodez est beaucoup plus fort, le score ne fait que refléter la réalité du terrain. De révolte, il n’y aura pas. Pire encore, Sow signe un doublé contre son camp, 2-5, on appelle ça boire le calice jusqu’à la lie. Une chute sans fin, les spectateurs traumatisés quittent les tribunes. Le cauchemar s’arrêtera-t-il un jour ?
Allô le monde, est-ce que tout va bien ?
Sans surprise, les Kita, qui ne se remettent jamais en question, préfèrent lourder l’entraîneur que de réfléchir aux causes de cet énième échec.
Les Jaune et Vert iront jouer à Roudourou sans repère, avec la boule au ventre, et sans avoir pris le moindre point en trois matchs. Les voyants s’allument rouge écarlate et l’adversaire, grand habitué de la Ligue 2 nous donnera à coup sûr du fil à retordre. J’ai craint Baldé, il nous a sanctionné, je redoute Hémia, attention les dégâts !
C’était Maxime, depuis la planète jaune et verte.
Canaris Chéris, épisode 4, c’est fini.
Merci pour ton écoute et bon match à toi.
Nous on se retrouve la semaine prochaine et d’ici là on lâche pas !
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